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vendredi 28 avril 2017

.. Marrakech..

Marrakech, au même titre que Venise, Rio, New York, Hong Kong, Sydney, Paris, Londres, Bangkok.. et bien d’autres que j’oublie.. fait partie des villes qui font rêver le voyageur comme le touriste. Elles sont à la fois connues et méconnues, il y a toujours quelque chose à y voir à découvrir au-delà des clichés. A Marrakech, la gigantesque place Jemaa-el-Fna est source de curiosité. Son animation varie avec les heures de la journée. Le matin les touristes y trainent pour la découvrir et faire du shopping dans les rues avoisinantes, faire un tour en calèche, certains charmeurs de serpent commencent leur exhibition. J’ai l’impression qu’au fur des visites, la place s’est dotée de multiples terrasses ou il fait bon prendre son brunch tout en observant l’animation. L’attentat qui avait touché la plus célèbre d’entre elles ne semble pas avoir d’impact négatif, car le modèle de terrasse surplombante a été multiplié. Les marchands de jus d’orange, de pamplemousse vous font des jus frais pour une dizaine de Dirhams. Un vrai régal et un instant de détente avant d’entrer par l’une des entrées du souk. Pour une fois, l’impact du tourisme est positif, en ce sens qu’il a permis de maintenir ou de relancer un artisanat mais pas seulement. Toutes les régions du Maroc sont représentées et il est possible de visiter le Maroc tout en entier dans les échoppes des marchands, certes avec une petite marge bénéficiaire. .mais c’est la loi du genre.


J’avais trouvé un hébergement au milieu du souk. L’accès n’est pas aisé. Dès que vous vous arrêtez pour consulter le plan, une nuée de guide spontané vous quémande avec insistance. « Que cherchez-vous? Ou allez-vous ? » Il fait chaud sous le casque et la veste en cuir.  En espérant avoir la paix, vous répondez. Sans que vous ayez sollicité quoique ce soit, deux jeunes en mobylettes, vous indiquent alors  la route.  Ostensiblement je m’arrête dans l’espoir qu’ils vont me lâcher. Que Neni ?  Alors je continue pour arriver à mon hébergement, mais le préposé à l’accueil n’a pas trace de ma réservation. Il me faut repartir. Les deux jeunes qui m’ont imposé leur aide, sont contrariés car je refuse de leur donner quelque chose. Ils montrent une certaine agressivité. J’apprendrais plus tard que les autorités marocaines luttent contre cette forme de harcèlement, avec semble t il un effet certain de crainte.. mais les habitudes sont là..
Pour échapper à mes solliciteurs, j’ai décidé de quitter ce quartier pour rejoindre un autre partie de la ville. Après plusieurs recherches infructueuse, je finis pas par me retrouver dans le quartier des tanneurs, beaucoup moins touristique.. et beaucoup plus odorant. Un groupe de jeune discute. Je cherche unb logement chez l’habitant. L’un d’eux, que ses copains ont gentiment baptisé le clown m’amène dans une famille qui, après négociation m’accueillera avec de plus en plus de chaleur humaine au fur et à mesure de mon séjour. La femme, mére de 6 enfants porte le voile. La chambre est rustique, la paillasse dure, l’eau froide, il n’y a pas internet.. mais beaucoup de chaleur humaine. Seul le père parle vraiment français et l’une des brus qui vie à l’étage avec l’un des enfants de la famille. Nos rapports sont tout de suite chaleureux malgré la barrière de la langue. Prévu pour un court séjour,  j’y passerai finalement plus d’une semaine. Mais çà sera pour le prochain post. Ce soir j’ai décidé de traverser à pied la Medina pour rejoindre la place Jeena El Fna . Maps.Me me fait passer par des ruelles désertes avant de rejoindre des parties animées du souk moins fréquentées que celle à proximité des entrées ou se cantonnent le plus souvent les touristes de peur de se perdre dans ce labyrinthe et ces dédales de petites rues étroites.. Mon accoutrement est quelconque et ne me désigne guère comme un touriste. J’apprécie enfin ..

Arrivé à la place, je m’attable avec des touristes français dont le mari me soutient qu’il n’y a guère de massif plus haut que 2000 mètres au Maroc..ce qui me fait sourire sans que l’envie d’argumenter me tititlle..Espace détente en quelques sortes..  Les brochettes sont excellentes.. 




vendredi 14 avril 2017

.. une très agréable route du col de 2200 M Tizi N Tchika..

Le groupe se lève tard.  Cela me donne le temps de publier un post dans la salle du petit déjeuner. Outre que le budget de l’Hotel dépasse largement mon budget, il n’y avait pas internet dans la chambre. Ce fut l’occasion de prendre une bonne douche chaude. Et le matin de prendre des photos du soleil levant et à la fraîche en attendant que l'équipe se mettent en branle.
Les arrêts photos devant les studios.
 Hier soir , le groupe m’avait donné rendez-vous à la Kasbah des Cigognes dans le village de Tamdaht. Je serai le seul à y aller car les Big Brothers ont un peu traîné en route. Pour moi c’est l’occasion de visiter la Casbah de Tamdaght à moins d’une dizaine de kilomètres d’Ait-Benhaddou.  une belle maison en pisée qui sert Hotel.

Ici, peut être plus qu’ailleurs, le coucher et le lever du soleil sont spectaculaires, avec de forts contrastes chromatiques entre un ciel bleu, des rochers ocres rouges teintés par les reflets du soleil. L’occasion de rediffuser les photos de l’album « Photos of the day » Publié sur le réseau social..( pour ceux qui n’y ont pas accés

Direction Marrakech. La route est belle, la montée est régulière..

 La route monte jusqu'à 2200 métres sur la route Un petit 2200 mètres facile.. et de bonnes odeurs de viandes grillées qui vous chatouillent les narines.. 



jeudi 13 avril 2017

..Ouarzazate.. Hollywood Berbere

Ouarzazate est considéré comme le Hollywood Berbère avec de magnifiques décors et une belle lumière naturelle. Pour les français c’est ici que fut tourné l’Astérix et Obelix réalisé par Alain Chabat.. ( j'ai copié certains paragraphes du site.. el laissant volontairement la marocanisation de certains noms comme celui de Shaba..)  mais aussi une longue liste de grandes réalisations anglo_saxones notamment sous la direction de Martin Scorcesse, Ridley Scott avec « Gladiator ». Plus étonnant, c’est un français qui a été l’un des pionniers, Jacques Becker quand il a tourné « Ali Baba et les 40 voleurs » avec Fernandel, il y a plus de 60 ans. Le meilleur résumé de l'impact de l'industrie cinématographique sur la situation économique de cette région est sur le site officiel de Ouarzazate .. http://www.ouarzazate.com/fr2/cinema.html

Retombée Socio-économique sur La Région
Le tournage des productions étrangères génère annuellement un chiffre d'affaires supérieur à cent millions de dollars et crée des milliers d’emplois.
Plus de quatre-vingt-dix mille personnes - artisans, figurants, techniciens, hôteliers, commerçants - vivent de cette manne.
Pour la région, l'enjeu est donc considérable. Ici, chacun vit au rythme du passage des grosses productions hollywoodiennes, voire françaises depuis Astérix, premier blockbuster non anglophone à planter ses caméras dans le Sud marocain. Des mois de préparation, quatorze semaines de tournage, deux mille cinq cents figurants et neuf cents techniciens mobilisés… Le souvenir reste vif : les retombées socio-économiques
 ont été plus que substantielles, surtout quand on sait qu’un salarié fait vivre jusqu’à dix personnes.
Entre 1997 et 2001, trois cent quarante tournages ont rapporté un total de près de 1,4 milliard de Dh - dont 97 % grâce aux longs-métrages - et créé quatre-vingt-douze mille emplois* (artisans pour les décors, comédiens, techniciens, personnel administratif et interprètes…). À titre d’exemple, lors d'un tournage, la Lux et Dagham Film ont employé trois cents personnes de différents corps de métier, ce qui correspond à une masse salariale de 300 000 Dh par semaine, auxquels s’ajoutent 250 000 à 300 000 Dh par semaine pour les figurants.
Le CCM, exige l’association de producteurs, de techniciens ou d’acteurs marocains dans les films tournés sur le territoire du Royaume. Cette condition est précieuse, car elle favorise
à la fois l’apprentissage des opérateurs aux nouvelles techniques de cinéma et la création d’un marché important pour les sociétés marocaines prestataires de services.

Quelques Films Tournés à Ouarzazate

Année
Film
Réalisateur
Rôle principal
84-85
THE JEWEL OF THE NILE
LEWIS TEAGUE
MICHEAL DOUGLAS
86-87
THE LIVING DAYLIGHTS
JOHN GLEN
THIMOTHY DALTON
88
L'ILE AU TRESOR
RAOUL RUIZ
ANTHONY QUINN
88-89
CHAHRAZADE
PIERRE GASPART HUIT
GERARD MUNIO
89
REVE DES PRINCES

MARIA SCHNRIDES
93
PORTE CLOSE
LAKTAA
MOROCCAN ACTORS
94
SLAVE OF DREAMS
ROBERT YOUNG
HALLY BERRY
94
SOLOMON AND SHEBA
ROBERT YOUNG
HALLY BERRY
94
LA MALEDICTION DU PHARAON
SOUHAIL BENBARKA
MOROCCAN ACTORS
95
MOSES
PAUL YOUNG
BEN KINGSLEY
96
KUNDUN
MARTIN SCORSESE
TIBETAN ACTORS
96/97
THINGS I FORGET TO REMEMBER
OLIVIER ENRIQUE
CUBAN ACTORS
97
LE JARDIN D'EDEN
ALESSANDRO ALLARTI
KIM ROSSI STEWART
97
LE LEGIONNAIRE
PETER MC DONALD
JEAN CLAUDE VAN DAMME
98
THE SEVENTH SCROLL
KEVIN O'CONNOR
JEFF FAHY
98
TIME TO LOVE
GIACOMO CAMPIOTTI
JULIET ABUBRY
98
CLEOPATRA
FRANK RODDAM
TIMOTHY DALTON
98/99
GLADIATOR
RIDLEY SCOTT
RUSSEL CROWE
2000
ASTERIX ET CLEOPATRE
ALAIN SHABA
GERARD DEPARDIEU
2001
SUEURS


2001
LES ROIS MAGES


2002
ANCIENT EGYPTIENS


2003- 2004
KINGDOWN OF HEAVEN
RIDLEY SCOTT
ORLANDO BLOOM


Le musée du Cinema à Ouarzazate.. et puis ensuite les studios..
Les Studios de Ouarzazate

Studios Atlas  
L’Atlas Corporation a été créé en 1983, installé à 3 km à l’entrée de la ville. Entouré de Pharaons, il offre un spectacle grandiose et majestueux. Les studios Atlas peuvent être visités quand il n’y a pas de tournage en payant la somme de 30 DH, mais ses décors valent vraiment le détour.
Studios KanzamanSur une superficie de 60 Ha entouré de milliers d'oliviers et de palmiers sous forme de trois Kasbah.
Il abrite depuis 2004 le Centre de formation des métiers de cinéma pour un effectif d’une soixantaine d’élèves. Certains d’entre eux suivent une formation de deux ans et d’autres d’une année. Ceux qui suivent la formation de deux ans sont internes et boursiers et étudient les matières suivantes : script, montage vidéo, mise en scène, photographie et son.Les externes par contre suivent une formation d’une année dans les matières restantes : éclairage, machinerie, production, maquillage.
 Ce projet initié par le réalisateur Mohamed Asli est le fruit d'un partenariat entre la région Lazio (Italie) et la société de production marocaine Dagham Film.
 CLA Studios
Sur une superficie qui va jusqu’à 160 Ha, une quarantaine d’hommes y permanents y travaillent déjà. C’est un projet qui contribuera à la promotion de l’image non seulement de Ouarzazate mais aussi du Maroc et de sa civilisation à travers le monde.Ce projet, dont le promoteur est Dino De Lorentis, offrira des perspectives très prometteuses pour cette province.

En direction de Marrakech, un surprenant montage en pierre..

Les efforts du gouvernement marocain est de faire de Ouarzazate, une ville attractive pour désengorger Marrakech.. pour nous c'est loupé.. Hormis le cinéma, le charme de la ville est assez restreint.. tous les guides sont unanimes..  rien d’extraordinaire pour le Routard..une ville moderne sans grand charme pour d'autres guides...

Sur la route, nous avons essayé une maison d’hôte le long du barrage El Mansour Eldahhabi mais même en cette période peu touristique, pas de prix attractif.. Yousef a donc décidé de repartir vers Marrakech..


lundi 10 avril 2017

.. Les Grands Freres..en Harley Davidson



A l’entrée des gorges de Dades, des Harley Davidson sont garées. Il est encore tôt suffisamment pour prendre un petit déjeuner. Les « Grands Frères » Bikers dorment encore. D’après ce que j’ai compris la nuit s’est terminée tard. .Leur démarrage est lent comme un diesel. J’ai eu le temps de prendre mon petit déjeuner avant que le premier d’entre eux pointe le nez. Il y a 5 motos, mais ils sont sept. Deux d’entre eux accompagne le convoi. Mustapha marche sur 3 pattes. En fait les séquelles d’une  mauvaise fracture. Sa canne, il n’y tient pas particulièrement car il l’oublie assez régulièrement sur un banc sur un rocher.. Courage il ne reste plus que quelques semaines avant de pouvoir enfourcher sa moto. 5 motos, 5 Harley. Toutes différentes. Avec ma BMW, je suis un intru en quelques sortes, Youssef , le Leader accepte néanmoins que nous partagions un bout de chemin ensemble .Pour eux les bagages c’est du vite fait. Tout dans le coffre de la voiture. C’est clair que dans ces conditions on peut voyager léger… Avec tout mon barda.. je dénote un peu.. Nous ferons la route ensemble les magnifiques gorges de Dades avec une descente magnifique en lacet.




Pour vour visionner les 155  photos cliquez sur ce lien ou regarder la photo qui suit
https://goo.gl/photos/f8VowXeedB8b1EKB8


 








lundi 3 avril 2017

.. la rencontre avec les Big Brothers.. et les gorges de Dades..

Inutile de dire que la nuit fut bonne même si le lit fut assez peu confortable au regard du prix relativement élevée de la chambre. Je suis assez furieux car le Wifi ne fonctionne pas et n’a pas fonctionné de la nuit malgré les dires du patron. En arrivant hier soir, le Wifi  était l’une des questions premières au patron. Il m’avait assuré que tout était Ok.  Mon tort est de n’avoir pas vérifié immédiatement. Bien sûr après la douche, quand j’ai voulu me connecter, le mot de passe manquait et celui que connaissait le patron ne fonctionnait pas. Il m’a proposé de me connecter sur son téléphone et le flux est trop faible pour faire toutes mes manipulations de téléchargement de fichier. J’abandonne donc. Le prix de la chambre est près de trois fois supérieur à ce que je paye habituellement.. Je vous dirais pas combien .. car vous allez penser que j’exagère.. mais j’en fais une question de principe comme, chacun d’entre nous j’ai mon amour propre et je n’aime pas  avoir le sentiment de me faire avoir.. Ce matin, je me lève et toujours pas de wifi. Après la douche, ma décision est prise je ne prendrais pas le petit déjeuner ici et je vais demander une réduction du prix de la chambre pour n’avoir ni petit déjeuner ni internet. J’exprime mon mécontentement dés  le matin. Je me suis réveillé tôt. Le patron est lui mécontent d’avoir loupé son arnaque. Il me menace d’appeler la police. Suis assez serein et lui dit que je suis d’accord pour qu’il appelle la police. Ici les touristes sont plutôt bien respectés et valorisés. C’est une source de revenus importantes et tout le monde en est conscient. Finalement mon patron se dégonfle. De mon coté je reprends la main et sur le cahier des touristes où sont recensés les coordonnées des voyageurs ..nom, prénom.. passeport, visa.. dans la colonne observations, je fais part de mes remarques sur la publicité mensongère du Wifi ( inscrit sur la pancarte).  Rétrospectivement, je suis content de n’avoir pas suivi  le conseil d’hier soir de mettre la moto à l’intérieur car cela aurait compliqué d’autant mon départ.

Finalement cela se termine par une transaction peu amiable. C’est le jour du souk, le temps de circuler et de me vider l’esprit. Ici les dattes sont conditionnées et compactées dans des sacs de la dimension d’un sac de ciment et vendues au poids. Je reprends la route en guettant l’occasion de m’offrir un petit déjeuner. Le ciel est dégagé, le climat est idéal pour rouler à la fraiche.  A l’entrée des gorges de Dades, des Harley Davidson sont garée. Il est encore tôt suffisamment pour prendre un petit déjeuner. Les Bikers dorment encore.Leur démarrage est lent..comme un diesel. Nous ferons la route ensemble les magnifiques gorges de Dades..La vue satellite montre bien la faille.. ( voir l'album photo of the day).
Sinon on the road avec les big brothers..

Ca y est le petit déjenuer est fini




La vue satellite montre bien la faille.. puis dans l'ordre chronlogique inverse..L'Hotel sans Wifi..


Puis départ pour le Souk Local... observez le sac de datte..



 Puis la route dégagée avec de beaux contrastes de couleur..



samedi 1 avril 2017

.. des chiffres qui parlent.. 7h55 pour parcourir 45,3 kilométres.. Col à 2635 m.. une journée épuisante

La journée commence bien, la nuit à 2000 mètres, dans cette partie du Haut Atlas, fut froide et la chaleur du duvet fut la bienvenue, mais ce ne fut pas trop dur de le quitter. Mes hôtes ont proposé de se lever pour allumer le feu sous la réserve d’eau à l’extérieure du bâtiment, ce que j’ai poliment refusé. Après le coucher de soleil d’hier soir, je voulais voir son lever et donc me lever tôt, je me sentais pas de leur imposer un lever avant l’aurore. Le problème avec la photo du lever du soleil, comme d’ailleurs du coucher, est qu’il faut être là et suivre à la minute prêt. Avant l’ heure , c’est pas.. etc.. ;etc..



Mon ambition est de traverser la chaine de montagne. Selon mon interlocuteur,  le Berbere de la Montagne, le col du Ouano est fermé car il est encore enneigé. Un groupe de 4X4 portugais a du faire marche arrière et revenir sur Ait’Hanit.  L’exploitation des routes est une charge importante pour le Royaume du Maroc avec des situations très diverses entre l’enneigement, les tempêtes de sable, ensablement, de violentes averses qui alimentent brutalement les oued en arrachant une partie des routes, chemins ou pont. Les estimations chiffrent à plus de 5000 Kilométres linéaires les perturbations sur les routes.   Mon interlocuteur m’indiquent que la route plus au sud la P 7104 ( la piste 7104).. laquelle est bien sûr moins entretenue. Selon mon interlocuteur la piste est bonne si…

Tout commence très bien. Le berbère de la montagne me demande si je peux l’accompagner chez un de ses cousins.. J’aurai mauvaise grace à lui refuser ce service d’autant qu’il me montrera une variante de la piste qui nous permet d’éviter de revenir en arrière en coupant directement en diagonale sans revenir au début de la piste, le coté court du triangle en quelque sorte.. Nous partons. A deux avec le Barda, la moto est chargée. ; mais l’asphalte puis la piste sont bons.

 on quitte l'asphalte pour la piste..jusqu'au relais du cousin...


Peu après, la piste commence à monter la pente est plus forte jusqu’à atteindre 15%. Mais la trace est propre. J’ai laissé mon passager qui m’avait averti..la piste en principe bonne sauf elle a été détruite par les torrents d’eau.. auquel il faut rouler sur les galets du Oued
Le possible devient réalité. La piste a été arrachée et il ne reste que les galets du fond du Oued. Impossible de rouler vite, c’est évidemment mais en plus les galets dérapent sous les roues.. d’où des chutes à répétition..et impossible de relever seul la moto. Un bédouin passe avec son ane. Il m’aide ..à deux cela va plus vite..Sinon seul, il faut désosser la moto, creuser sous la roue.. enfin tout cela prend du temps .. 
au total je serai resté prés de 5 heures arrêtés..( 4h51’54’’ selon le GPS).. et personne pour vous aider. Pour remercier le bédouin, je lui donne mon riz et les raisins séchés que j’avais achété dans un souk. Quasi sur que dans ses montagnes l’approvisionnement est chiche. Mon portable n’a plus de batterie.. la dech totale.. j’atteins le col à 2650 m.. mais pas le temps de s’attarder.. l’orage menace..Il faut redescendre.


Deux couples, l’un allemand et l’autre suisse, ont eu la même idée que moi en prenant la même piste. Ce seront les seuls. Nous décidons de rester ensemble jusqu’à la sortie du passage.. Merci à eux pour leur présence rassurante et leur aide.  La journée se termine .. j’arrête cette dure journée..dans la vallée des Pommes. Nous prenons un repas ensemble et puis ils quitteront pour les Gorges. J’ai les bras et les muscles épuisés.. un repos et une douche chaude bien appréciés. ;