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jeudi 31 août 2017

.. Quebec une émotion forte..

Pour vous donner une idée, le Québec c’est deux fois et demila surface de l’Hexagone, dont un cinquième d’étang, lac. C’est dire que l’eau est partout. C’est surtout un pays avec une faible densité de population ( 5 hab/m²) et lorsque l’on voyage on traverse de longues étendues peu habitées. En arrivant à Québec, c’est une atmosphère chaleureuse et émouvante. L’histoire est partout. Les jeunes canadiens qui sont venus combattre durant les deux premières mondiales..les poilus de la bataille de la Somme, mais aussi le magnifique et imposant Château Frontenac dans le vieux Quebec qui domine le Saint Laurent.. ici on ressent plus qu’ailleurs le passé historique..Les noms, la nouvelle France…. C’est réellement émouvant .. on l’on comprend aisément que De Gaule, lors de sa visite en 1967, porté probablement par un élan d’émotion a voulu le partager en prononçant sa phrase historique .. « Vive leQuebec Libre ». 


et même une oeuvre de Salvador Dali ..L'élephant Spatial

.. un arrêt sur la route vers Quebec

A Bécancour, le ciel est gris, la pluie menace mais ne tombe pas. Nous avons dormi dans une grande chambre avec un grand portrait, reproduction de Sydney Bechet. L’endroit est calme. Pour le petit déjeuner, la salle est petite, dehors c’est trop couvert pour nous servir, on nous place prés d’une fenêtre. Après cette nuit de détente dans un manoir, la personne qui nous sert, accentue les R comme le fait un français. Un français qui parle anglais ça se reconnaît tout de suite, mais serait ce la même chose pour les Canadiens. Non, il s’agit d’une franc comtoise qui a émigré il y a deux ans avec son mari et ses deux enfants de 10 et 11 ans. Apparemment, elle le vit bien avec enthousiasme. Il est vrai qu’ici, çà ne sent guère la région sinistrée. Les maisons sont pimpantes, en excellent état de maintenance, le parc automobile est récent, avec une grosse proportion de gros 4x4, le taux de chomage est ici à moins de 5,8% et çà se sent. Partout il y a des magasins, des restaurants qui vous affiche des paneaux indiquant qu’ils embauchent.   Hier soir, Joanne a essayé de mettre le drome en route.. que Neni l’embout est celui d’un Iphone. C’est votre appareil photo qui sert d’écran. Dans un premier temps, nous avons pensé que la poisse nous poursuivait. Pas question de revenir en arriére et retourner à Montréal  pour le changer. Il nous faut forcer le destin et la poisse. Nous avons consciencieusement rangé le matériel pour le changer à Quebec ou nous avons repéré un magasin de la chaine, Best Buy.  En discutant avec notre franc comtoise, d’autres  résidents se sont mêlés à notre conversation. L’un d’eux fait état d’un magasin Best Buy à Trois Riviere. Après un copieux petit déjeuner, il nous faut barda. Les automatismes et la répartition des tâches prennent peu à peu leur place. Au Best Buy, nous passons pour des primaires analphabètes. Le matériel est compatible sous les deux environnements Apple et Android, il faut simplement jouer avec les connections, sortir certains câbles et en rentrer d’autres. Notre amour propre est malmené mais c’est un grand ouf de soulagement. c’est le départ en direction de Québec... une ville trés attachante.. chargée d'émotion..
Joanne consulte un guide touristique assez bien fait ..quebecamoto.com
Au passage .. nous traversons le village au nom évocateur de Brise Culotte.. avec de pimpantes petites maisons bien fleuries..







mercredi 30 août 2017

.. Direction Trois Riviéres..

Pour ceux qui nous suivent.. je viens d'ajouter des photos à l'épisode précédent..le labyrinthe des douanes..
On a perdu beaucoup de temps pour récupérer la moto Notre planning est assez serré. Le temps de chercher la banque Ad-Hoc pour retirer du cash, puis faire un achat à Best Buy. 

Nous avons pris l’option de nous filmer via un drome. L’ambition est haute et le chemin est difficile pour parvenir à faire voler l’engin. Nous devons quitter Montréal dès ce soir pour atteindre Trois Rivière à mi-distance entre Montréal et Québec. Fondée en 1634, c’est un des lieux historique s’il en est, Jacques Cartier a laissé ses empreintes.. Cette ville est en soi un symbole de convergence.. les rivières bien sûr mais aussi la rencontre entre le bois, l’eau pour l’industrie de la pâte à papier. Un haut lieu de festival. 
Nous avons opté pour l’ile d’Orléans, une petite auberge ou nous arrivons de nuit. L’hôtelier a déjà fermé sa porte. L’endroit est isolé au calme.





.. vite un petit tour pour vous donner une idée..

Nous avons perdu beaucoup de temps dans le labyrynthe des douanes, le temps de repasser à l'hostel pour chercher nos bagages, de faire un rapide premier tour de la ville avant de commencer notre trajet.. on y reviendra plus tard.. mais ici quelques photos canadiennes..la douane et ses labyrinthes, le quartier italien et ses tags..dont celui de Leonard Cohen..et les chaises( basses mais hyperconfortables) . on est à la bourre et l'on doit charger la moto.. à plus tard...






.. enfin elle est là...

Après un excellent petit déjeuner avec un bon pain croustillant, c’est le moment de repartir à l’aéroport et d’effectuer une nouvelle tentative pour récupérer la moto que nous aurions du avoir hier. C’est à nouveau le bus 747..puis un taxi.. Nous nous plaçons dans la queue des voyageurs et au moment d’annoncer la destination à notre chauffeur, celui tord le nez. Il nous explique, qu’il doit patienter des heures dans le parking dédié aux taxis avant de prendre un passager .. et pour prendre un passager et une course de 17 CAD, ce n’est guère intéressant. Il marmone.. Nous convenons qu’il nous ramène et reprenne son tour dans la queue des taxis. En échange, il nous donne un truc.. aller dans la zone des départs où les taxis déposent leurs clients et proposer notre course de proximité, ce que nous faisons. Un Taximan, sosie de Sydney Bechet aux cheveux grisonnant, prend notre papier ou est indique l’adresse et acquise. Il n’a ni plan ni GPS.. et nous emmène dans un quartier que je ne connais pas ..il s’est trompé..il nous a emmené au siége social d’Air Canada. Le type est tellement sympathique après l’autre grincheux, que nous n’osons pas nous plaindre. Joanne sort Maps.me.. notre GPS hors line.. et c’est nous qui le guidons.. Un comble.. Nous arrivons enfin..coût de l’operation.. prés de deux fois et demi, le prix du trajet d’hier..mais enfin nous y sommes..

Le préposé Air Cargo, nous envoit au service des douanes qui se situe dans un très très long couloir d’au moins 200 mètres.  Il n’y a personne derrière les quatre guichets. Nos braves douaniers font la pose café. De retour, l’un d’entre eux, un trentenaire, lui-même motard, nous accueille. L’occasion d’échanger et notamment sur les perspectives de laisser hiverner la moto au Canada. On tient enfin le bon bout. Les derniers coups de tampon, puis c’est la direction du hangard. Le préposé boit une canette à l’extérieur au soleil et ne nous voit pas. L’occasion d’aller le prévenir. Le labyrinthe prend fin. La moto arrive sur une palette. Elle est sanglée sur la béquille latérale et le préposé détache le mauvais coté..du coup une prémiére chute pour la moto. Le responsable est dans l’ennui. Il prend des photos.. mais enfin c’est l’occasion de partir avec les derniers centilitres d’essence. Suffisant pour atteindre la station service et faire un plein à 1,22 CAD/L soit 0,8€ .. un signe positif..  


mardi 29 août 2017

..Un petit tour par le marché Jean Talon avant la mission récupération..

Nous avons dormi d’une traite. Ici le lever du jour est à 6h04 et le coucher du soleil à 19h24.La nuit fut courte mais le sommeil profond et réparateur. Joanne a repéré un marché qu’il convient de visiter. Nous ne prendrons donc pas le petit déjeuner avec le jeune Mexicain qui a conversé avec elle hier soir. C’est le métro, un peu old fashioned, mais notre carte fonctionne. Nous l’avons déjà largement amortie. 

L’architecture est assez variée et contrastée. Le centre ville est celui d’une ville moderne avec de haut building de verre et d’acier. Dés que l’on quitte le centre des affaires, les maisons n’ont qu’ un étage avec un escalier extérieur, différent de maison en maison, certains avec une grande originalité. Il s’agit de deux habitations superposées, le plus étonnant pour ceux qui sont habitués aux normes d’unicité imposées par les règles d’urbanisme, les constructions en bois jouxtent celle en acier, en verre ou en brique.

Nous avons décidé de visiter le marché avant d'aller chercher la moto. Nous arrivons au marché Jean Talon qui fait partie du lot des  Marchés Publics de Montréal qui se présente comme soucieux de leur empreinte écologique et de développement durable. Ils appliquent  le principe du circuit court, c’est-à-dire un réseau de distribution dans lequel intervient au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur ( dixit la brochure).  Il est encore trop tôt. Les maraîchers sont en train de déballer leur marchandise. L’occasion de voir des mots français qui ont disparu de notre vocabulaire commun.. les bleuets pour  les myrtilles, la grande épluchette.. ou des mots francisés.. comme les shoppes.. ( de l’anglais Shop) pour les boutiques. Encore peu de monde .. jusqu’à ce que nous trouvions un sympathique boulanger et un excellent pain croustillant.
Il est temps de partir vers l’aéroport pour récupérer enfin la moto..





Ils sont sympa ces Canadiens..

Le vol de 8h se passe sans problème, de même que le passage de l’immigration, les bagages sont récupérés rapidement. Au comptoir d’Air Canada, nous nous enquérons des coordonnées d’Air Cargo Canada qui nous invite à passer vers 17h. La moto est arrivée mais il faut la « préparer ». Aujourd’hui encore, je n’ai pas compris ce que signifie cette « préparation ». Plutôt qu’attendre 3 heures à l’aéroport, nous décidons de rejoindre Montréal et je reviendrais seul chercher la moto. Le moins que l’on puisse dire est que ce choix ne sera pas judicieux.

Une navette, le 747, nous conduit au centre ville prés de notre lieu d’hébergement. Jusque là aucun problème. Le ticket de 10 CAD est valable pour 24 heures. Tandis que Joanne rencontre une des amies, je repars à l’aéroport. Les avis divergent sur le meilleur moyen de me rendre à Air Cargo.. finalement ce sera un Taxi pour 17 CAD. Air Cargo Canada est ouvert 24 sur 24, mais ce qu’a omis de préciser notre interlocuteur c’est que la douane ferme. J’acquitte les frais locaux, mais pour la douane mon interlocuteur m’indique que je tenter ma chance auprès de la douane « passager » de l’aéroport où il me faut retourner. Bien sûr la zone de Fret est une zone isolée.. ni taxi, ni bus..ni navette.. Je pars à pied.. et tente le stop.. à ma surprise la seconde voiture s’arrête. Un senior, comme on dit maintenant, veut bien me donner un « Ride ». Dans la voiture la conversation s’engage. « Ou vas-tu ? » m’interpelle mon senior. Surpris de ce tutoiement, je réponds. Apparemment au Québec, le tutoiement est la règle. Personnellement j’ai du mal. Mon senior va a proximité chercher de l’essence, bien que sa jauge indique le moitié plein. « C’est les taxes » Il m’explique l’empilement des taxes.. locales, régionales, fédérales. Il y a plein de travaux qui compliquent la circulation. Mon chauffeur se propose de m’amener gentiment à l’aéroport. Ils sont sympa ces canadiens. A l’intérieur de l’aéroport, le douanier est seul. Je lui présente mon papier acquitté. Il disparaît derrière une porte et puis revient, l’air désolé, en m’indiquant que l’accés au site des douanes intranet est fermé. Il me faut revenir demain. Je reprends le bus pour retrouver Joanne en ville. Il est près de 10 heures du soir, Joanne m’avait conseillé de garder la clef de notre chambre et sans téléphone impossible de la prévenir. La journée est longue. En effet avec le décalage horaire, cela fait prés de 22 heures d’affilés que nous sommes réveillés. La fatigue se fait sentir..J’arrive à l’Hostel.. Joanne était sur le point de se coucher. Pas besoin de somnifére ni pour l’un ni pour l’autre..



.. Problème avec l'AVE... C'est quoi ça

Lever aux aurores. Les affaires ont été préparées de longue date et l’essentiel, tente, sacs de couchage..etc.. est déjà dans les sacoches de la moto qui est à Paris et part par avion avant nous pour Montreal. Le sac commun est donc des plus léger (moins de 10 kg) pour nous deux.  Peu de circulation jusqu’à l’aéroport.... tout est fluide. Tout va bien. Les contrôles de sécurité sont passés sans problème. Nous sommes déjà assis dans la salle d’attente quand nos deux noms sont appelés dans le hall en nous invitant à nous présenter au guichet d’Air Canada. Le chef d’escale nous y reçoit.. Joanne commence à gamberger.. peut être y a t il trop de monde, ils vont nous proposer de nous surclasser.. çà c’est la version optimiste. La réalité est tout autre. Nos deux AVE ( Autorisation de Voyage Electronique) ne peuvent pas être validés. Le sort s’acharne sur nous car nous avons rempli les autorisations de façon séparé .. Joanne en Allemagne et moi à partir de la Suisse. Tous les deux nous avons reçu une confirmation par Mail que nos demandes avaient été approuvées. Mystère et loi des emmerdes en série. La moto part de Paris et sera à Montréal, tout retard de reprise donnera lieu à des pénalités. De plus le système électronique de l’ambassade du Canada est en maintenance jusqu’à 11H30 en principe et le vol est à 11h40. Nous sommes donc dans un corner. Le chef d’escale ne peut pas passer outre ses directives. C’est l’impasse..
En présentant mon AVE au chef d’escale celui-ci a trouvé l’origine de l’erreur. J’ai rempli ma demande avec le numéro de passeport et le chiffre clef .. c’est l’origine du problème en ce qui me concerne. Le chef d’escale peut valider mon voyage. Avec Joanne nous décidons que je partirais seul afin de récupérer la moto. Notre bagage est remis en soute. Le chef d’escale tente à plusieurs reprises de contacter l’ambassade. Le système électronique  est toujours en rade. Pour le moment Joanne ne part pas. Le bon côté est que Joanne va pouvoir récupérer mon téléphone resté sur le chargeur à la maison.. Eh oui, outre ma fille, je suis orphelin d’un de mes outils de travail photographique. Joanne m’a demandé de charger son téléphone la nuit dernière .. et ce matin j’ai remplacé son téléphone par le mien. ..hors de l’endroit où j’avais préparé mes affaires. Dans la précipitation du départ, lorsque Marie, une voisine est venu nous chercher, le téléphone est resté avec le chargeur. A l’aéroport, le temps passe. Les voyageurs embarquent. Nous sommes les derniers. Le chef d’escale tente une dernière fois de joindre le service informatique de l’ambassade. Ca y est.. On tient l’explication.. Joanne a un passeport britannique. Et dans sa demande, il y a plusieurs options possibles .. et elle a choisi l’option Island qui apparemment a posé problème, maintenant résolu.
Le chef d’escale nous accompagne jusqu’à l’avion. Nous sommes les derniers à embarquer. Nous sommes l’objet de regards suspicieux de la part des passagers... Ca y est le voyage peut commencer pour 8 heures de vol.. et un repas végétarien. Ouf…



lundi 28 août 2017

.. Direction Canada et USA..

Tout va bien, le deal avec Air Cargo a été très positif. Mes interlocuteurs ont été serviables et attentifs. Air Canada offre un tarif jumelé Voyageurs/Moto assez attractif. Lors de notre dernier voyage aux Etats-Unis, nous avions rencontré des anglais qui ont payé plus de deux fois et demi le tarif proposé par Air Canada. Comparé aux autres solutions évoquées dans les divers forums, celle-ci est la plus judicieuse car vous pouvez profiter de votre moto dès votre arrivée. La solution via un container partagé est plus longue et délicate à mettre en œuvre dans sa phase préparatoire, mais peut s’avérer très onéreuse s’il y a des frais de magasinage à l’arrivée. L’écart est donc mineur entre les deux solutions pour un confort logistique bien supérieur. Air Canada fait des promo à partir de Lyon. La seule contrainte est de passer via Air Cargo à Paris Roissy zone de Frêt. Qu’à cela ne tienne ma (Grande) petite sœur sera ravie de m’accueillir dans son nouveau pavillon à Lizy sur Ourcq. Pour ceux qui connaissent Paris, le canal de l’Ourq rejoint le Parc de la Vilette au Nord Est de Paris. Il a eu entre autres vocations, celle d’alimenter Paris en eau potable mais aussi à transporter divers matériaux de construction ou de chauffage. En plus c’est proche de Roissy puisque l’on aperçoit les Airbus et autre Boeing en prenant son petit déjeuner sur la terrasse ensoleillée face au jardin. L’occasion d’aider ma petite sœur avec un peu de bricolage électrique.  En fin de matinée c’est le départ pour l’aéroport après un repas dans un petit bistro.  Merci au GPS, car trouver la Zone de frêt suppose de prendre un dédale de route autour de l’aéroport. Enfin, les barrières se lèvent et nous arrivons.. un tout petit problème. Le panneau Air Cargo est bien sur la vitre mais la porte est fermée par un systéme de sécurité à Badge. Un Canadien, Scott M..qui vient chercher un vélo est confronté au même dilemme..La porte est fermé. Nous appelons Air Cargo..Steph.. nous répond et nous dit de monter les quelques marches Un p’tit problème,… il n’y a pas d’escalier.. En fait, il a été mis fin à ce dialogue de sourd, quand l’un d’entre nous a l’idée de contourner le camion et sa remorque qui occultait l’entrée..

Tout va bien les formalités sont rapidement accomplies. Je peux laisser la tente sur la moto.. Direction le TGV.. option Ouigo, Option Low Cost de la SNCF.10€.. pour rejoindre la Part Dieu à Lyon. Avec Joanne, nous nous mettons d’accord pour nous retrouver au Parking de Vaise.. Jusqu’ici tout va bien.. 

Les premières surprises c’est pour demain..