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lundi 30 novembre 2015

.. ce sera une ratatouille, un rizotto avec des champingons et un salade de fruit ..

Pour aller au marché, plusieurs solutions le taxi ou le métro ou à pied. Étonnamment le métro est peu utilisé car il faut se soumettre à des contrôles réitérés avant même de s’y engouffrer. A l’intérieur, j’ai tenté de faire une photo de ce métro de création relativement récente (1973), mais rapidement j’ai eu le droit à deux contrôleurs qui m’ont demandé d’effacer les photos.( ce que j’ai fait). Pour les récupérer il m’a fallu faire la poubelle électronique de mon appareil. Cela est d’autant plus étrange que les dépliants touristiques vantent le métro de Taschkent comme l’un des plus beaux du monde. Il est largement inspiré, du métro de Moscou, chaque station bénéficie d’un désign et d’une architecture différents. Les thèmes et les matériaux changent de station en station, avec du métal, du verre, du plastique, de la faïence et diverses sculptures.

Lorsque l’on tente de demander sa route, avant même la question, les gens vous font signe que « Non ». Une sorte de méfiance en quelque sorte.
Dans le cadre d’une organisation internationale, une jeune française vient en stage pendant plusieurs mois. Ali me propose d’aller l’accueillir à l’aéroport avec le chauffeur de la Guest House . C’est une expérience singulière puisque c’est, à ma connaissance, le seul aéroport au monde où seul les passagers peuvent pénétrer.. Nous attendrons à l’extérieur du bâtiment pendant plus d’une heure après l’arrivée prévue de l’avion. La stagiaire a été bloquée à Istanbul.
C’est le même syndrome d’espionnage que pour le métro.. peut être la raison pour laquelle le siége d'Interpol pour l'Asie Centrale est ici

Finalement nous irons au marché en Taxi. 
Le hall est plutôt moderne avec fruits et légumes, fonctionnel mais beaucoup moins diversifié et coloré que celui de Samarquand.Cela est peu inspirant ..et finalement ce sera une salade de fruits et un rizotto à base d’ingré dients de ratatouille, avec de fines carottes, des tomates, des épices et des aromates, des oignons, de l’ail..
  Retour à pied en flanant dans le quartier des grandes administrations et du Président.


Il faut stimuler l'inspiration à partir des saveurs et des parfums du marché couvert.. ..et finalement ce sera une salade de fruits rehaussé avec du jus d'orange et citron, un peu d'alcool et quelques herbes.. le plat principal sera un rizotto avec des champignons, puisque une variante à base d’ingrédients de ratatouille, avec de fines carottes, des tomates, des épices et des aromates, des oignons, de l’ail..

Demain c'est un jour férié. L'occasion de flâner

samedi 28 novembre 2015

.. vous avez dit culte de la personnalité..

De retour donc à Tachkent, chez Ali Guest House dans une guest house discrète et bien située. La décoration est apaisante avec un jardin intérieur et une piéce. Un véritable espace détente.

Deux nouvelles. La mauvaise est que mardi c’est la fête nationale et toutes les administrations sont fermées et font le pont. C’est aussi  le cas pour le consulat du Tajiskistan. Je suis coincé au moins pour 4 jours à Tachkent. Mais Ali est un patron enthousiaste. Il m’offre régulièrement de la Vodka avec la biére..,que je refuse régulièrement. La formule est tout compris avec les repas et la boisson. Sachant que je reste plusieurs jours et comme il y a peu de clients. Ali m’offre la suite et la moto est garée dans son garage privé. La connexion internet est meilleure que celle des dernières étapes et Ali dispose d’un antenne satellite qui nous permet d’accéder aux télévisions francophones, l'opportunité de me mettre à jour sur les événements, une opportunité qui m’étonne dans un pays assez policé où toutes nos actions sont contrôlées.   Il faut prendre mon mal en patience. J’ai décidé de visiter à pied les quartiers populaires de Tachkent. 


Ali est un personnage attachant, généreux, un peu exubérant et probablement qui a subi l’influence des dignitaires russes. Au nombre de photos, de statues présentes, Ali illustre ce que peut être le culte de la personnalité. Au cours de nos discussions, tous les sujets sont abordés ( y compris le KGB) avec une grande lucidité et auto dérision mais il aime son pays. Il a choisi de rester en Ouzbékistan tandis que le reste de sa famille vit aux Etats-Unis...

Pour le remercier de son accueil et de ses invités afghans, russes, j’ai eu envie de lui faire gouter un peu de cuisine française. Pour çà j’irai au marché avec de nouvelles surprises..




vendredi 27 novembre 2015

.. Réfoulé à la frontière Tajik..

Depuis le départ de ce voyage , je cherche à rattraper mon buddy. En arrivant à Téhéran, l’écart n’était plus que 380 kilomètres, mais le délai supplémentaire de 11 jours, imposé pour l’obtention du visa turkmène font que l’écart est à nouveau important. Certes ces derniers jours, en roulant bien, le gap s’est un peu réduit mais cela est insuffisant. 

Si Samarquand est une ville séduisante avec une atmosphère historique envoûtante, la capitale, ses tracés rectilignes, ses lourds et massifs bâtiments administratifs sont beaucoup moins attractifs si bien que j’ai décidé de limiter mon séjour et gagner un peu de temps en prenant la Direction de Douchambé au Tadjikistan. Le poste frontière de Bekobod est à deux heures de route à quelques 140 kilomètres. Les formalités ouzbeck sont relativement rapides et je dois avouer plutôt détendues mais cela se complique chez les Tadjiks. En effet, je suis parti sur l’idée que l’on pouvait obtenir le visa tadjik à la frontière. Il n’en est rien. Je suis donc refoulé et reste quelques temps dans le no-mans land. En effet, le visa Ouzbek est un visa single entry et en étant refoulé, je dois revenir en Ouzbékistan. J’ai été radié dans les dossiers informatiques et il faut annuler ma radiation. Je dois remplir à nouveau les formalités douanières notamment pour l’importation du véhicule. Cela prend énormément de temps car chaque opération doit donner lieu à une validation par un chef d’où de nombreux échanges téléphoniques. De mon côté, il y a peu de choses à faire sauf à afficher une bonne humeur pour inciter mes interlocuteurs à m’autoriser à revenir à Tachkent afin d’obtenir le précieux visa. C’est donc avec un certain soulagement que je vois la barrière se soulever pour me permettre de revenir sur Tachkent.
J’arrive de nuit après deux heures de route. Je m’égare en cherchant l’hôtel ou j’avais séjourné. Autour du palais Présidentiel, les rues sont barrées. Je suis paumé. Je tente d’obtenir des informations auprès d’un poste de garde, mais personne ne parle anglais. Je montre la photo prise à l’Hotel Malika le matin même. Cela ne semble pas inspiré mes interlocuteurs. Ici les touristes étrangers sont logés au grand hôtel, Uzbelistan à 140 USD la nuit.. bien au-delà de mon budget, un tel tarif quotidien n’est guère envisageable pour un voyage de 100 jours. Je repars donc.
 Je prends aussi le temps d'observer le magnifique clair de lune.
En circulant dans les petites rues désertes et calmes à proximité du Palais Présidentiel, une lumière éclaire une porte métallique. Ali Guest House. Je m’arrête et sonne. Quelqu’un vient. Une jeune femme. Ali est à l’intérieur. Il parle un français impeccable. Il a de la place .. et m’invite à partager une bière. Ali, le sympathique propriétaire, a été professeur de français au Congo. Il reste au pays tandis que ses enfants sont à l’étranger en Europe et aux Etats-Unis. Parmi ses clients.. des Russes et Afghans..
La nuit est apaisante. Dans la cour verdoyante, des plantes et un jet d’eau, le tout est apaisant.. La nuit sera bonne et reposante.  Demain j’irai chercher mon visa Tadjik.. enfin c’est ce que je pense…

  


mercredi 25 novembre 2015

.. Taschkent ..A la poursuite de mon co-equipier Pierre Marie

Vous l'aurez compris, nous sommes au cœur de l'Asie Centrale mais aussi au cœur d'une zone sismique importante.Après le dernier tremblement de terre, la plupart des vieilles constructions  ont été détruites. A l'exception de quelques sites historiques ou archéologiques, une ville moderne a été reconstruite avec de larges avenues et de grandes zones vertes. Les nouvelles constructions résistent en principe aux secousses les plus fortes. C'est propre et fonctionnel mais cela reste massif  plus influencé par une architecture de type soviétique que celle, plus légère que l'on peut voir au Japon par exemple.
Taschkent, une des plus anciennes cités de l'Asie centrale reste un centre commercial important avec des zones agricoles, commerciales  mais aussi fortement industrialisés, expansion qui s'est accentuée lorsque Tachkent a été intégré à l'URSS au 19 Siècle  

Tachkent est la capitale si bien que l'on y trouve  bordée nombre de bâtiments administratifs et des édifices ministériels ou publics mais aussi des bâtiments culturels ( Theatre,Opera..
Les transports en commun.Nous sommes dans une société de surveillance extrême. Il est interdit de prendre des photos des lieux publics ou du métro. L’accès au métro donne lieu à une surveillance particulière, si bien que le métro est quasi vide. Les camions ont obligation de faire figurer leur numéro d’immatriculation sur l’arrière de façon à être identifié l’œil nu. Comme vous pouvez le voir .. les tramways sont vétustes..
Comme dans tous les lieux visités, le bazar reste le lieu de la vraie vie locale. Ce monsieur m’aidera à trouver une place pour garer la moto. Il me montre ses magnifiques dents en or.. car ici pas de céramique.. In n'en annotera pas moins le guest book


Comme j’ai le souci de rattraper mon buddy, comprendre mon équipier, je souhaite ne pas m’attarder outre mesure et essayer de le rejoindre avant la difficulté de notre périple, la Pamir Highway. Je pars pour la frontière.. mais j’aurai une mauvaise surprise..

A demain..peut être..

.. Taschkent ..entre la Chine et l'Europe.. au coeur de la route de la soie

Plusieurs orthographes pour la ville de Taschkent, capitale de l’Ouzbekistan et agglomération importante de près de 3 millions d’habitants. Il fait chaud, plus de 40 degrés. la route est bien asphaltée et peu fréquentée. 


Plus de problèmes d’approvisionnement en carburant, ici c’est l’essence et quasi uniquement l’essence.

La route est ouverte à tout le monde sans restriction ce qui donne lieu à d’étranges visions comme celle de cette meule de foin ambulante.. peu visible à la tombée de la nuit.
La nuit tombe tandis que j’arrive dans les faubourgs et la banlieue de la capitale, l’occasion de saluer une statue de Lenine. Pas simple de se retrouver sans GPS, le seul moyen à ma disposition est de suivre l’azimut et le cap Nord-Est.
On commence à s’approcher des zones plus sensibles avec l’Afghanistan et le Pakistan à proximité. Dans mes relations avec les tiers, je me présente comme un résident suisse. En effet, un français est une cible potentielle pour un illuminé qui voudrait s’offrir un harem de vierges . Il s’agit d’être prudent.
Finalement je trouve un hôtel, » Le Malika « où le réceptionniste parle anglais. L’occasion d’échanger sur la ville. Il est tard et il y a peu d’animation à proximité. J’en saurais plus demain et les jours suivants sur la façon assez particulière de vivre sous surveillance. Le réceptionniste apprécie la moto, l’occasion de faire quelques photos avant mon départ.



mardi 24 novembre 2015

.. la vie au Bazar de Samarcand avant de repartir pour Tachkent..

Il fait plus de 40°, le bazar près de la mosquée a inspiré les affichistes qu’ils l’ont choisi pour illustrer le roman de Jules Verne. 

Ce lieu de vie et d’échange est passionnant pour un curieux. 


Au détour des quartiers, je découvre une sorte de four à pain en plein air, sauf que ce n’est pas un boulanger. Il s’agit d’un four en terre cuite qui est raccordé par un tuyau au gaz. Les feuilletés sont fourrés avec une viande hachée et des ingrédients. Cela sent bon .. et c’est délicieux à l’instar des brioches fourrées.
Le bazar se décline en quartier celui des chaussures, des confiseries, des fruits secs et légumes.. 
Les pâtisseries et les fruits..
..en achetant les pêches juteuses à souhait, j’obtiens une annotation de ma commerçante..,
 Un dernier petit détour par la gare routière, ses petits commerces et trafic en tout genre.. Notamment les changeurs de monnaie.
Il est temps de partir pour Tachkent. Le plein est fait et par précaution, le réservoir supplémentaire également de façon à ne plus subir la penurie. Ainsi équipé, mon autonomie est de 550 Km ce qui devrait suffire pour les 300 km qui me sépare de Tachkent.. 

lundi 23 novembre 2015

.. Samarkand .. Unesco World Heritage Site

Via les réseaux sociaux, Karine S. a diffusé un proverbe que je repartage encore plus tant il colle à la peau de ce voyage. "Si tu ne prends pas le temps de créer la vie que tu désires, tu seras forcé à passer beaucoup de temps à vivre une vie dont tu ne veux pas." Kevin Ngo. Dans cet esprit Samarquand est une ville attachante où il fait bon flâner dans ce patrimoine culturel particulièrement riche et séduisant. Difficile de choisir les sites et les photos à l'image de ce jeune touriste..






La liste de Wikipédia est édifiante. Impossible à résumer convenablement sans avoir donc une impression de frustration pour cette ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

La mosquée de Bibi Khanum a été construite après une campagne en Inde avec prés d ’une centaine d’éléphants et des artisans indiens qui ont ainsi monté quelque 450 colonnes de marbre. Il y a un peu plus d’un siècle, un tremblement de terre l’a détruite. Elle a été reconstruite.


A proximité, sur les hauteurs plusieurs tombes sont implantées de façon assez informelle.





dimanche 22 novembre 2015

.. Samarquand .. Venera ...et .. Murzo Ulugbek

J’ai le droit à un petit déjeuner Ouzbek, avec de la charcuterie, une variété de porridge, du café et une sorte de brioche spécifique à la région. La salle est de taille réduite si bien que je partage ma table avec deux clients qui ne parle que russe. Nous échangeons donc via des photos et des vidéos de mes proches, ils annoteront le guest book tandis que Venera, la réceptioniste de l’Hôtel se joint à nous. Elle s’enthousiasme pour les vidéos et me prépare deux cadeaux à l’attention de mes deux petits enfants qui jouent de la batterie et du gobelet. Pour accompagner ce cadeau, à ma demande, elle enregistre un message vidéo à leur attention puis posera devant les drapeaux français et Ouzbeck. J’ai devancé la mode en quelques sortes des gestes de solidarité qui ont déferlé des derniers jours après les attentats.

Hier soir, mes copains motards ont sollicité les employés à la réception afin que la moto reste à l’abri pour la nuit. Une grande porte métallique longe le bâtiment qui jouxte l’hôtel. De nuit, cette cour intérieure semble faire partie de l’ensemble d’autant qu’une porte de communication permet d’accéder à la cour. Ce matin, le bruit est régulier, celui d’un va et vient ; long et lancinant.  En me rendant dans la cour, je découvre la cause de ces bruits .. dés métiers à tisser… Les ouvriers s’agglutinent autour de la moto ce qui me permet d’engager la conversation et visiter l’usine.
A proximité de l’hôtel se trouve le Musée de Murzo Ulugbek, un célèbre astronome, mathématicien génial et sultan. Né en 1394, on lui doit la construction d’une université qui regroupât en son temps les étudiants les plus prometteurs. Ses travaux de trigonométrie et de cinématique sont considérés comme les plus importants du monde islamique de l’Asie Centrale.  D’un point de vue politique, Ulugh Beg a été au pouvoir pendant près de 40 ans en régnant sur toute l’Asie Centrale visité dans ce voyage ainsi que sur la plus grande partie de l'Afghanistan. Aujourd’hui, le musée et la dalle sont surtout envahis par les jeunes mariés qui viennent s’y faire photographier ou filmer.

samedi 21 novembre 2015

.. quand le gaz remplace l'essence...

L’Ouzbékistan dispose d’une surface sensiblement la même que le Turkménistan, mais compte une population six fois plus importante pour dépasser les 30 millions. Avant le modeste motard que je suis, Alexandre le Grand et Gengis Khan ont visité ce pays, il s’agit d’une euphémisme bien sûr, mais c’est dire que ce pays a un passé historique conséquent que je n’ai pas l’intention de narrer ici. Il vous suffit de consulter votre internet favori ou les guides qui vous en parleront mieux que moi.. mais la visite est impressionnante.  Sur le plan politique, le Président est le même depuis l’accès à l’indépendance, il y a plus de 24 ans. Le pays est certes un peu plus démocratique que son voisin turkmène dans la mesure ou il y a ici plusieurs parties.. mais tous soutiennent le Président et son gouvernement, alors ... Mais cette apparence de démocratie permet donc à l’Ouzbékistan d’être représenté dans la majorité des organisations internationales importantes (Onu, Unesco,l’OMS..) et être reconnu. Sa situation géographique est celle d’un pays enclavé sans accès à la mer, une situation qui contraint le pays à une position conciliatrice vis-à-vis de ses voisins.
Après la visite de Bukhara, c’est le départ vers Samarquand. Le réservoir est encore à moitié plein. Contrairement à son voisin, l’Ouzbekistan dispose d’une palette de ressources naturelles beaucoup plus large avec notamment de l’Or, beaucoup d’or, de l’Urananium mais aussi du gaz, énormément de gaz et c’est la source de mon problème. L’Ouzbekistan figure parmi les plus importants producteurs de gaz mondiaux au point qu’à Bukhara jusqu’à Samarquand, les stations-services ne proposent pas d’essence, beaucoup plus cher que le gaz. Je vois le témoin d’essence tendre vers zéro, puis le témoin jaune s’allume. D’après le calculateur, il me reste zéro Km à parcourir. De l’autre côté de la route, j’avise une station. Le discours est le même que celui des autres. J’ai décidé de ne plus poursuivre car si je dois rester en rade autant que cela soit à une station service. Voyant ma réaction, le pompiste appelle son patron qui décide de me dépanner de 5l.. puis après discussion, probablement sensible à mon argumentation, me délivera 10 l, de quoi parcourir 200 kilométres. Cela ne suffira pas. Une cinquante de Km avant Samarquand, l’aiguille flirte à nouveau avec le zéro. Lors d’un contrôle routier, je questionne l’un des policiers. La réponse est vague et peu convaincante. Je choisis de suivre un deux roues puis l’ayant rattrapé, il m’indique un petit village où je trouverais le précieux liquide dans une bouteille en plastique suffisamment pour atteindre les faubourgs de Samarquand.
Il fait nuit quand j’arrive à Samarquand, mais toutes les routes d’accès sont bloquées. En effet le Président KARIMOW a décidé de procéder à une inauguration et la ville est cernée. Alors que je suis à l’arrêt, j’entends des vrombissements de moto. Il s’agit d’un groupe de motard Ouzbek qui accompagne Ilyan, un motard russe en BMW de route qui vient de Novossibirsk. Il est le seul qui parle à peu près anglais. Son circuit est l’inverse du mien par l’Ouzbékistan, le Turkménistan, l’Iran, l’Azerbaïdjan, puis l’Arménie et la Géorgie. et il n’a pas de visa turkmène. Nous échangeons un peu. Avec ses accompagnateurs, ils me trouvent un hébergement légèrement hors de la ville.