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mercredi 30 janvier 2019

..par contraste le Salvador parait quasi paradisiaque ..( enfin presque,.. juste un peu moins sale)


Au Salvador, L’Hostel est en fait un établissement mixte qui propose des dortoirs et des chambres d’Hôtel. Tout est nickel. Nous ne sommes que deux. En face de l’Hostel, j’ai la surprise de constater que c’est l’Alliance Française. 

Le temps de visiter et de lire quelques revues. Malheureusement pas de revues ni de journaux récents, mais les décors sont accueillants et il y a moultes bandes dessinées.  L’Alliance française a d’ailleurs organisé un concours de dessin. Une réplique de la Tour Eiffel siège au milieu du jardin. 

Ici les armes sont partout, lorsque j’arrive dans un magasin de moto, puis ensuite dans un atelier industriel, le premier à m’adresser la parole est un homme armé. La tentative pour réparer la vis tordue de mon rétroviseur sera un échec. Elle cassera quelques kilomètres plus tard, mais l’accueil fut néanmoins sympathique et empreint de curiosité comme à la plupart de mes arrêts.  



La Panamerica se poursuit. J’ai perdu pas mal de temps à chercher des auto-collants qui ne semblent pas être très populaire ici. Il fait chaud, plus de 35 degrés.. et souvent les ordures sont brûlées ce qui donnent un air assez acre empli de fumée pas très agréable.  

Un petit clin d’œil à Jose Calleja, l’un de mes anciens stagiaires, passionné d’informatique et enthousiaste à tout ce qu’il faisait, cela a été un gros contributeurs à la mise en route et à l’exploitation de nos premiers serveurs.. avec redondances de données.. des trucs simples que nous avions imaginés et mis en place avec une tolérance de panne voisine de zéro. Il est vrai que nous traitions tout nous-même, de l’exploitation de nos serveurs, de leur mise à jour, des copies de sauvegardes, tandis que les vieux caciques de l’informatique , plein de suffisances et d’arrogance dénonçaient nos méthodes particulièrement en avance sur notre époque puisqu’elles seront généralisées après l’attentat des World Trade Tower.....les mêmes qui plus tard subiront une gigantesque panne informatique sur tout le territoire . José est partie faire son VSNE en Argentine.. Son homonyme se présente ici aux Elections.


Il fait très chaud … et je n’ai plus de réserve d’eau filtré. Sur le bord de la route, des oranges donc c’est l’occasion de m’arrêter pour prendre un jus.  Les conditions d’hygiène sont loin d’être identique aux nôtres.. mais nécessité fait loi..  Le jus d’orange est versé dans un petit sac en plastique propre ..mais le matériel est, dirons moins irréprochable.. le tout vous est servi avec une paille.. et cela finira dans le caniveau..



mardi 29 janvier 2019

.. partir avec seulement 5% de réponses..



Retour sur ce 14 Janvier 2019 au Guatemala. 

«Pour se mettre en marche, il suffit d’avoir 5% de réponses aux questions que l’on se pose ; les 95% restant viennent le long du chemin. Ceux qui veulent 100% des réponses avant de partir, ne partent jamais et restent sur place ». 

Cette citation, un peu remaniée par mes soins, me convient parfaitement tant il est vrai que beaucoup de questions restent sans réponse au moment du départ quand je quitte Antigua et l’équipe du Frank & Fre. A la télé, le rallye Dakar retient l’attention de toute l’Amérique Centrale et contribue un peu au succès de curiosité qui ponctue mes arrêts. Sur l’avant de la moto, il y a en effet le sigle du touareg repris par les organisateurs du Dakar a été apposé par le précédent propriétaire Patrick S
..
Ici La route s’appelle bien la « Panamericana »..La ville de Guatémala n’offre que succès de curiosité, tant la capitale s’étend à la façon d’un e gigantesque pieuvre et un parcours, certes fléché, mais assez compliqué dans le dédalle des rues. Il faut être attentif pour ne pas perdre le fil. 

Dans la circulation, un mat exhibe bien au-dessus des bâtiments le célébre M du Mac Donald Jaune, cerclé de rouge.. et l’Auto Mac.. ( eh oui ici c’est le nom du drive In). Devant des motos s’alignent avec l’équivalent d’un doggy bag en guise de coffre. La tentation est grande de se garer à coté même si cela ne plait guère au gardien local qui me laisse le temps de prendre la photo.

Derrière une autre surprise m’attend il s’agit d’une BMW en excellent état immatriculé au Guatemala. Il est 16 heures.. l’avantage du Mac Doc.. est qu’il offre souvent un accès internet.. encore faut il savoir l’espagnol et comprendre que la « Llave » c’est la clef pour se connecter au réseau. Il est en effet 16 heures..et je dois me préoccuper d’un point de chute ou du moins savoir quelle est la route jusqu’au Salvador.  A plusieurs  reprises nous restons en effet bloqués et je dois me préoccuper de liquider mes « Quetzal Guatemaltéque » avant la frontière, généralement en faisant le plein. J’arriverai vers 19h15 de nuit donc à la frontière car il y a beaucoup de circulation, voire d’embouteillage. Changement complet d’ambiance, ici la lutte anti-corruption s’affiche partout. Rien à payer.. ouf .. çà relaxe un peu .... et en plus ici la monnaie officielle est le dollar.

En route pour Salvador City...de nuit...c'est pas ma tasse de thé...mais l'impression est bonne .. alors.. l'état des routes s'améliore.. Il est 19h 25 .. Une bonne nouvelle aussi, la qualité de l'air est ici meilleure .. pas d'alerte anti pollution..


dimanche 20 janvier 2019

..la peur de manquer de Quetzal

Je suis ravi de mon stop dans ce petit hôtel qui permet de découvrir les paysages superbes et enclavés entre la verdure et le ciel bleu, les nuages blancs. Une balade de rêve pas pour la conduite car il faut rester attentif..mais pour les paysages. le temps de passer par des villages ou ville aux noms évocateurs ..( La democratia, Santa Barbara ..) 
.
ou plus étrange et difficile à retenir comme Malacatancito qui doit être la région .. ) où je m'arréterais dans une petite "comedor" comprendre un sorte de restaurant en plein air au bord de la route .. Le temps d'observer la vie locale comme ce transporteur de gigantesques marmites.. Le plat est quelconque .. une sorte de chorizo, avec des légumes et une purée de haricots rouges.. avec des tortillas .. qui ne sont pas comme en Espagne des omelettes mais des galettes .Dehors un bidon d'eau pour se laver les mains..


Puis c'est la visite de la ville, sans énorme attrait touristique autres que de voir la vie locale au marché et dans les rues. Jusqu'à la visite de ce curieux templ, Teplo Minerrva,  au sommet du village qui n'est pas le temple Maya que j'escomptais..
Il commence à se faire tard.. j'ai longtemps marché, il me faut retrouver la moto que j'ai laissé prés du marché.. en prenant si possible un autre chemin.. qui me fera un détour ..avant de me perdre dans les dédalles du marché..
 L'occasion de voir des motards, dont la pose de la plaque d'immatriculation est, dirons nous, originale. Mais aussi de voir des bus passer par des passages étroits..



En repartant, la route est en construction. L'occasion de remonter la file et de stationner avec des motos. Tout cela m'a fait perdre énormément de temps.. Pas d'hotel en vue ..il commence à fraîchir. La route est à plus de 2500 m. J'envisage l'idée de planter la tente.. pas de gaiété de coeur..
Finalement j'attendrais Momostenango avant la nuit .. et il y a un hôtel en jaune .. question .; ai je assez de monnaie locale, le Quetzal.. il m'en faudra 60 ( moins de 7 euros).. j'en ai 90 ...une chance..
Le problème qui suit est le parking de la moto.. on me propose l'entrée sous le rideau de fer.. impossible la moto est trop large.. je la mettrais dans un coin, non visible de la rue principale, avec la bache bien fixée.

Ouf.. de soulagement.. le temps d'aller voir un match de foot indoor entre les jeunes dans un stade couvert .. 

Resume en video ( ne marche pas pour l'instant)





jeudi 17 janvier 2019

.. La Democracia puis La Libertad.. Bienvenue au Guatemala ..

Je quitte le Mexique et ses faubourgs aux maisons très colorées. 





L'arrivée au Guatemala est un peu difficile. non du fait de mauvaise volonté de la part du douanier mais comme j'ai pu l'expliquer sur Polarstep ... ( désolé pour ceux qui l'ont déjà lu je refais un copier/coller) ..mais en prime vous aurez droit au coucher de soleil.. c'est à la fois bien ..mais en même temps pour moi, cela signifie le début des problèmes pour trouver un hébergement avant la tombée de la nuit..



Très longue formalités pour passer la Douane Mexicaine. La règle est qu’en entrant au Mexique, les papiers d’importation temporaires sont établis à partir du certificat d’immatriculation de votre véhicule. Un macaron est collé sur votre pare brise. À la sortie le douanier vérifie le numéro de châssis et doit en prendre une photo .. et c’est là qu’ont commencé mes problèmes.. la plaque est en effet au niveau du té de fourche , peu visible et mon douanier aura mis plus d’une heure et demie à obtenir une photo ou le numéro est visible après démontage de divers éléments de la moto.


Peu après s'ensuivent les formalités du coté Guatémaltéques.. pas très compliquées mais qui demande  un peu de logistique. Il faut payer une taxe d'entrée .. puis dans un second temps une taxe pour le véhicule et tout çà en monnaie locale, bien sûr le Quetzal, je n'en ai pas plein les poches. Je dois avouer que j'ai mal préparé mon coup. Je n'ai aucune idée de la valeur de cette monnaie. Je dois m'en remettre au barman de l'Hostel ou j'ai séjourné hier soir. Selon lui, c'est là que le change est le meilleur .. et cela se confirmera. Il me reste des pesos mexicain, car je n'ai pas pu m'en libérer avant la frontière comme je l’escomptais dans une station service, je change donc .. La cotation du Quetzal est très aléatoire ..même dans mon application XE. Pour vous donner, un ordre de grandeur, j'aurai toucher 385 Quetzal ..pour une quotation moyenne de marché de 386.. autant dire sans commission. Il me faut ensuite régler les divers taxes et importations ..  c'est raisonnablement long.. il fait très chaud . 


Finalement j'ai un nouvel autocollant sur mon pare brise qui a remplacé le Mexicain.. lequel a été arraché lors du contrôle des douanes mexicaines.. ( oui celui qui aura mis prés de deux heures à prendre la photo de ma plaque et du numéro de série de mon véhicule..

Le départ est en pente. il y a beaucoup de monde et je dégouline de sueur. L'embrayage doit un peu cirer.. et çà se sent. Finalement je me dis que le mieux est de quitter la ville pour que la moto soit à l'abri dans un endroit fermé. Je quitte donc la ville de La Democratia  pour rejoindre la ville de La Libertad.. En passage j'ai vu un motel .. mais c'est un auto-motel.. depuis Tempico, je connais la signification de ces hôtels que l'on loue pour 3 heures. Peu après un petit village, je suis au Guatémala, le pays qui se présente comme le "Coeur du Monde Maya".


Dans le village de La Libertad, un hôtel ..avec un prix qui convient à mon budget, du moins les Questzal qu'il me reste.. je n'ai aucune idée des prix...mais j'en ai assez pour la chambre.. et pour ressortir en face .. et manger en street food trois tacos..  Titine est à l'abri en aimable compagnie..de  deux perroquets ou perruches au discours riche au petit matin.




lundi 14 janvier 2019

.. Dans l'ancienne capitale coloniale du Chiapas..

L'adage du jour selon Polarsteps..A journey of a thousand miles must begin with a single step.” - Lao TzuOn est à près de 2200 mètres, il fait un peu frisquet à la tombée de la nuit dans cette ancienne capitale du Chiapas qui est aussi une des premières villes en Amérique continentale Son origine remonte à 1528..Au petit matin, les rues sont désertes, contrairement à la nuit ou la vie nocturne est assez animée. 

C'est une région de café.. ici le café se vend en vrac.. Starbuck montre qu'il exerce du commerce équitable et contribue à l'économie locale en y ouvrant une succursale, superbement décorée par des artistes locaux, mais il existe beaucoup de cafétaria ou l'on vend et déguste le café.. mais bizarrement on sacrifie au goût du café mode américaine même s'il existe çà et là des percolateurs italiens qui .. sont le plus souvent éteints.. On m'explique que cela consomme trop d'énergie .. un paradoxe dans une région productrice.


Ici les rues sont pavés en pierre ronde sauf sur leur délimitation centrale. La ville est encore inanimée, les rues encore désertes.. ce qui permet de belles perspectives..

La visite permet de découvrir les divers aspects de cette ville, considérée comme l'une des toutes premières construites en Amérique Centrale à l'époque coloniale. Beaucoup de traces sont encore visibles ..
La cathédrale est en cours de réfection, elle est donc inaccessible mais un mur en tole ondulée permet aux streets artistes locaux de s'exprimer avec talent.. Au passage, à noter que les gens sont assez petits ici... A titre de comparaison, j'ai pris en photo cette femme qui nettoie. Même en lui ajoutant les 15 à 20 cm du trottoir, je la toise encore facilement d'une tête..


Enfin un post sera pas un post normal sur ce blog si je n'avais l'occasion d'évoquer le monde en moto. A l'attention de Michel et Annie, Chantal et Christiane qui voyagent en Inde.. ici l'équivalent de la Royal Enfield est une marque Mexicaine, comme son nom ne l'indique pas,  Italika. La production est de l'ordre de 400.000 par an .. loin dérriere Royal Enfield qui en produit 17,5 millions dans le monde. L'avantage des Italika, est qu'elle sont adaptés à la taille des pilotes locaux.. 400.000 motos par an c'est loin d'être négligeable si l'on sait qu'en France .. il n'y a que 157 000 immatriculations par an .

Enfin que serez un stop sans une rencontre avec les motards locaux.. Arthur L.. Freddy et ses copains sont assis à une terrasse où ils me convient à me joindre à eux.. l'occasion d'échanger.. Ils sont venus de la grande ville voisine..en empruntant une magnifique route côtière (à peage et sans ces "topes" ou " Tumulos", L'occasion de signer le Golden Book.. mais aussi de me faire aider pour redistribuer un peu au cireur de chaussure..





et pour finir .. un petit coup de cirage pour nettoyer mes belles chaussures...presque encore neuve..


La vidéo résumé du jour..




.. pourquoi un tel mur à la frontière du Chiapas ..

🇲🇽Una pregunta para mis amigos mexicanos bonificio et De Jesús Alouatta Arellano. ¿Qué significa este muro en la frontera de los estados de Chiapas y Tabasco? TacosTio Boni Atoyac Ver

Bonifacio, mon ami mexicain nous avait mis sur la piste mais l'article auquel il faisait référence n'était pas en accès libre. Daniele a trouvé la solution... je la cite donc...



Mexico (Agence Fides) – Une source de Fides signale la division de l’opinion publique concernant la construction de ce qu’il est convenu d’appeler le « mur de Trump » alors que le Mexique continue à renforcer son mur méridional sis à la frontière avec le Guatemala.
En effet, les frontières septentrionale et méridionale du Mexique étaient complètement différentes. Alors que la frontière nord avec les Etats-Unis était depuis longtemps surveillée par des milliers d’agents et de caméras, la frontière sud était pratiquement un no man’s land jusqu’à une époque très récente (voir Fides 02/07/2014).
Tapachula, dans le sud du Mexique, constitue la plus importante ville mexicaine à la frontière avec le Guatemala et également celle qui accueille le plus d’immigrés clandestins déterminés à atteindre le rêve américain. Le passage de Tapachula est l’un des 11 postes frontières officiels – 10 avec le Guatemala et 1 avec le Belize – qui divisent le sud et le nord du monde sur le continent américain.
La frontière entre le Guatemala et le Mexique constitue de facto la véritable porte d’accès vers les Etats-Unis d’Amérique vu que le gouvernement mexicain concède aux migrants réguliers un permis de transit de 20 jours permettant de traverser le pays vers le nord jusqu’à la frontière des Etats-Unis.
La frontière en question est longue de 871 Km et comprend les départements guatémaltèques de San Marcos, Huehuetenango, El Quiché et ElPetén, ainsi que les Etats mexicains de Quintana Roo, Campeche, Tabasco e Chiapas. Elle passe également par des tronçons du fleuve Usumacinta, ainsi que par les fleuves Salinas et Suchiate.
Aujourd’hui, la situation a bien changé depuis le temps où Fides avait signalé le projet de sécurisation de la frontière sud du Mexique, financé par les Etats-Unis et mené par les deux Etats pour « bloquer à l’origine » la vague des migrants provenant d’Amérique centrale (voir Fides 02/07/2014).
Non seulement nous trouvons aujourd’hui des migrants centraméricains mais il existe également des groupes de migrants africains et haïtiens. Selon des informations de la presse spécialisée, en 2015, quelques 4.000 africains sont arrivés au Mexique dans le but de traverser le mur américain. En 2016, africains et haïtiens arrivés dans ce but étaient quelques 19.000. (CE) (Agence Fides 14/02/2017)

Lien captif de Facebook modifié par mes soins..... je ne suis pas sûr que cela fonctionne...aussi ai je copié l'article

http://www.fides.org/fr/news/61723?fbclid=IwAR3zSLfOX4DsIFO0GTVcPRCKAPCYrlvVu-OLd_YZw594MjHWWR9o0PtJFL4#.XDyC5zgoKK5



.. en route pour la phase plus tropicale de la Panamerican Roadtrip.. le Mexique Authentique ..

Assez flané à Palenque, il est temps de partir .. dire adieu à Mario qui m'a bien accueilli, a accepté de prendre une option alors que l'hostel était plein, qui  m'a donné un lit en bas, m'a permis de garer la moto dans un enclos fermé .. ainsi qu'au jeune couple d'allemands qui aura participé bénévolement à souhaiter l'anniversaire de mon voisin artiste Jean C  et  mon ancien collégue Jean Paul qui ont fêté le même jour leur anniversaire. ..  ( cf le post du https://worldwide-biker.blogspot.com/2019/01/un-bon-anniversaire-deux-vieux-jumeaux.html)  


Le temps de dire adieu au temple et à tous ses marchands..


Le temps de quitter ce temple Maya..
C'est parti en direction de San Cristobal.  La route est entouré de verdure.. on plonge insensiblement vers l'ambiance des forêts tropicales.
mais aussi des routes avec pas mal de nids de poule..
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et en prime la petite vidéo du jour...

dimanche 13 janvier 2019

.. en passant par Tabasco en direction de Palenque.. Special Bikers ... Le voyageur voit ce qu'il voit et le touriste voit ce qu'il est venu voir ..

Vous l'aurez compris la seconde partie du titre n'est pas de moi mais d'un écrivain anglais du début du siècle dernier. Les anglais, sont, chacun sait de grands voyageurs .. et découvreur de pépites touristiques.. ( à commencer par la Riviera .. mais pas que.. ) . GK Chesterton, nom suggérés par Polarstep, était journaliste, poête qui a su détourner de leur sens premier les adages les plus communs au point qu'on a pu l'appeler le prince du Paradoxe.. Un anglais comme on les aime .. quoi .. pas vrai Barrie...

Après l’état de Vera Cruz, celui de Tabasco, dont le nom est le même que celui de la sauce très épicée très apprécié par celui qui m'a sauvé la vie durant l'hiver 70/71, j'ai pas besoin de le nommer, il se reconnaîtra à la lecture de ce post. En fait le nom est déposée par la marque du même nom..mais les piments verts ou rouges qui servent d'ingrédients après fermentation dans du sel et du vinaigre sont issus de la région. Il est vrai que cela remonte à une autre époque .. deal gagnant/gagnant entre le Mexique qui produit la matière première et la famille du fondateur qui continue à l'exploiter plus de 6 générations aprés son fondateur .. L'histoire est intéressante .. Elle démontre une fois encore la capacité d'entreprendre comme elle peuvent s'exprimer aux Etats Unis ( pour autant que l'on s'adresse à des visionnaires ..et que les investissements soient tournés vers l'avenir.. toute allusion avec un projet de  mur n'est pas à exclure).

Pour une fois et l'attention de mon copain Michel, je vais faire ce que je me refuse à faire d'ordinnaire .. un copier/coller.. mais il m'a sauvé la vie ..alors ..

 Edmund McIlhenny (en), un ancien banquier du Maryland qui déménage en Louisiane autour de 1840. Initialement, McIlhenny utilisait des bouteilles vides d'eau de Cologne pour distribuer sa sauce à sa famille et à ses amis, puis commanda des milliers de bouteilles d'eau de Cologne auprès d'une manufacture de La Nouvelle-Orléans lorsqu'il commença à en vendre au grand public. C'est dans ce conditionnement que la sauce fut pour la première fois distribuée commercialement. À la mort d'Edmund McIlhenny en 1890, son fils John Avery lui succède en modernisant et étendant l'entreprise avant de démissionner et de s'engager dans les Rough Riders de Theodore Roosevelt1.
À la suite du départ de John Avery, son frère Edward Avery McIlhenny, un naturaliste autodidacte revenant d'une expédition en Arctique, prend le contrôle de l'entreprise et s'emploie à la développer et la moderniser de 1898 jusqu'à sa mort en 1949. Son successeur, Walter S. McIlhenny, un vétéran de l'US Marines Corps qui servit à Guadalcanal, dirige l'entreprise jusqu'à sa mort en 1985. La société est aujourd'hui dirigée par la sixième génération de la famille McIlhenny

https://en.wikipedia.org/wiki/Tabasco_sauce

Sur la route, beaucoup de rencontres, notamment avec ce motard au cuir bardé de patches..avec lequel nous avons mangé des tacos à trois pesos. Pour un voyageur, le fait de manger avec un local permet de ne pas se faire arnaquer sur les prix.. quoique je dois dire que cela ne m'est guère arrivé au Mexique. La biére brune est excellente...

En repartant plus étonnant, je double un camion qui affiche un sigle qu'il me semble reconnaître c'est celui de BMW .. non de RMW .. un peu détourné.. pas facile de le prendre en photos.. mais au Mexique, il existe un ralentisseur .. ce qu'ici on appelle les "Tope" et au Guatemala les " Tumulos".. en fait c'est la version d'Amérique Centrale de nos gendarmes couchés.. c'est même un peu plus .. puisque dans les villages, certains sont construits artisanalement.. par les villageois pour que le conducteur s'arrête et achète leurs produits.
.. autant en profiter pour piéger le camion et son sigle détourné.. Je double.. roule un peu .. car il me faut le temps de m'installer et faire mes réglages.. le camion arrive .. mon piége se referme et la photo est prise...

Si l'homme à la méché folle, grand spéculateur immobilier et piètre visionnaire pour son pays, veut dépenser des fortunes pour construire un mur, ici un mur existe entre l'état de Tabasco et celui de Chiapas.. Je n'ai pas tout compris.. et je ne suis pas parvenu à obtenir des explications . Il y a une garnison militaire, des fils barbelés..des contrôles..
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Puis la route reprend.. bien asphaltée .. et tout d'un coup tout s'arrête..avec la mention "termina tramo en reparacion" d’après ce que j'ai compris .. "termine la section en réparation .. en fait pour moi "elle commence".. beaucoup de poussière...
Enfin c'est l'arrivée à Palenque .. l'Hostel que j'avais envisagé..est complet .. Mario, à la réception, veut bien me prendre une option pour le lendemain soir ..mais ce soir c'est complet .. autant dire qu'il me faut trouver un autre lieu. En général, il est plus facile de trouver un hébergement en quittant le centre ville. A proximité des ruines Maya, il y a un autre Hostel.. en route donc..  et sur la route un panneau attire mon attention .." Welcome to Bikers".. alea jacta est comme on dit à Paris.. allons voir .. l'Hotel offre un prix spécial Bikers.. Le site est fantastique .. en pleine forêt ..plein de verdure.. une terrasse qui ouvre sur la forêt tropicale .. Difficile de résister longtemps.. je prends une chambre.. les économies réalisées lorsque j'ai planté la tente me le permettent.. je reste dans mon budget.;la chambre est arrangé avec beaucoup de goût. c'est séduisant.. et cela permet de décompresser un peu .. Le service ne sera malheureusement pas à la hauteur du cadre.. Chambre bruyante ( la Numéro 9) avec des fenêtres qui donnent sur l'escalier.. des touristes qui partent tôt.. un mini bus qui laisse tourner son moteur polluant sous votre fênetre .. et un petit déjeuner  des plus décevants. où, fait unique dans tout mes voyages, la seconde tasse de café me sera facturée.; mais le site est fantastique..

une fois mes petites affaires rangés, comme dirait mon copain Michel, je reprends le guidon pour visiter les ruines Maya .. classées au patrimoine mondial de l'Unesco.. une merveille.. mais aussi un vaste marché du temple.. tous les guides en parlent abondamment .. donc je fais une impasse narrative.. pour laisser la place à deux vidéos.. à regarder sans modération.. ..

La première résume la journée .. et le site classé au patrimoine mondial de l'Unesco.. ( voir la description dans tous les guides) 




La seconde concerne le break.. à Palenque et ma rencontre avec un coupe de voyageur au .. trés ..trés long court.. tandis que j'étais en train d'acheter mes 4 ou 5 fruits par jour ( mais traités au glyphosate..) j'entens deux français en train de faire leur course.. c'est Jes et son épouse.. Un petit sourire .. sans plus .. en sortant .. un énorme engin klaxonne..Sur le moment, je ne comprends pas trés bien le sens .. de ce coup de klaxon.. certes il est énorme .; et de fait respectable .. il faut toujours  respecter ce qui est plus fort que vous..; en fait c'est moi qu'il klaxonnait.. il me fait signe.. je le suis .. il est garé sur une place.. son Mercedes est trés impressionnant.; il a une autonomie qui peut atteindre 2500 kilométres.. Nous échangerons tard dans la soirée avant que je rejoigne mon Hotel pour Bikers ( un peu surfait ..et au service chancelant .. mais au décors hors norme..

Bonne lecture à tous .. en espérant vous avoir fait partager une partie de ce voyage..et en attendant avec mon copain impatience vos commentaires...



.. un jour un peu spécial pour Claude.. dit el Clo.....

Bonjour ici .. c'est un peu toujours la Révolucion. Tout le monde craint plus pour la moto que moi. Ils m'ont donc incité à mettre ma moto à l'intérieur de l'Hostel. Ce matin j'ai rencontré les autres pensionnaires qui ont souhaité te dire quelque chose..
Du coup cela a donné des idées à la propriétaire de l'Hostel..





jeudi 10 janvier 2019

.. El Brujo Mayor de Catamaco....contre les méfaits de la Camarde...


Après cette deuxième nuit et ce retour après avoir renoncé à aller dans un Hostel écotouriste  en direction de Catemaco. Sur la route, de beaux contrastes et une vision étonnante de vaches au milieu des Palmiers.. et des arbres à l'écorce rose, des branches assez torturées..

Puis c'est un stop de ravitaillement à Catamaco .. avec des publicités murales  assez surprenantes d'un grand sorcier  .. l'occasion de remplir mon contrat d'apprendre cinq nouveaux mots pas jour.. quoique je ne suis pas certain de pouvoir facilement placer dans une converstation " El Brujo Major".. le plus grand sorcier..  Par contre il vous vend de tous, contre les méfaits de la Camarde.. 



Avant de rejoindre ma destination ,un petit détour par le port d'Alvarado.. le temps de constater que la moto a toujours autant de succés...même dans ce petit village de pêcheur ..où j'en profite pour acheter quelques fruits et avocats.. histoire d'encourager le commerce local


puis c'est le départ , un beau de coucher de soleil sur l'embouchure ...puis  VillaHersmosa (en traduction littérale , la belle ville).. il y aurait beaucoup à dire sur cette ville qui , à l'instar d'une vieille lady trop poudrée, a perdu de sa splendeur.  J'aurai une fois encore l'avantage et le plaisir de faire appel à la police Mexicaine pour trouver mon hôtel. En fait la rue s'étale dans les deux sens ..et j'ai pris le mauvais, je ne sais si les numéros sont séquentiels .. Finalement j'arrive au Ritz..Rassurez vous je n'ai pas changé  mon train de vie.. mais vous pourrez constater à la vue de la chambre que cela n'a rien de commun , sinon le nom, avec son homologue parisien, mais il présente l'avantage d'avoir un garage fermé... et être prés du centre ville .. désert au moment où la voiture de police s'arrête, aprés m'avoir indiqué le chemin.. plus de 2 kilométres au déla de celui donné par mon GPS... avec un séche linge bruyant et détourné de son objet initial..