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samedi 31 octobre 2015

.. Embargo réel et virtuel ..Surveillance et contrôle..

Le long de la mer Caspienne et des stations balnéaires, le marketing des produits occidentaux est actif, ce qui tend à montrer qu’il y a un embargo virtuel qui diverge de la réalité du terrain au  moins pour les biens de consommation les plus usuels.. Des ouvriers s'activent pour que l'on vende des chaussures de sport américaines tandis que les produits allemands font l'objet d'une publicité plus générique.
Pour un occidental, la circulation est déroutante.. sur un rond point, le véhicule engagé n'est pas prioritaire, ce qui  provoque de mauvaises surprises.
Nous sommes sur le bord de la mer Caspienne. L’occasion de se baigner. Mais ici, la baignade est sous contrôle.. je dis bien sous contrôle et non sous surveillance. Noter que pour 150 mètres linéaires de plage, il y a trois gardiens qui surveillent que les femmes se baignent en respectant les règles de l’état islamiques. En terme d’équipement, pas de bouée ou de palmes, mais des matraques.. Les droits de la femme sont ici sont extrêmement surveillés.. Vous croyez certainement que je suis parano.. mais aprés le montage photo je vous ai mis un extrait de la revue de presse de F Pommier entendu sur France Inter le 4 octobre dernier ..



Discriminations vestimentaires d'abord, et ce n'est pas nouveau. Mais alors qu'on pensait que la stricte application du voile islamique était en recul ces derniers temps, plusieurs condamnations montrent qu'il n'en est rien. Des amendes infligées à des femmes qui ne portaient pas le voile de façon réglementaire. 260 dollars, l'équivalent d'un mois de salaire. Et si c'est au volant qu'une femme est surprise avec un voile mal attaché, la police est alors en droit de lui confisquer sa voiture…

 La loi islamique empêche de surcroît les femmes de quitter le territoire sans le consentement de leur époux. Une discrimination récemment dénoncée par la capitaine de l'équipe féminine de football en salle. Elle devait se rendre au premier championnat de la discipline en Asie. Mais son mari a refusé de la laisser partir. Et l'équipe est donc allée jouer sans sa capitaine. Apparemment, nombre d'athlètes iraniennes connaissent ce genre de mésaventures…
 Et comme si cela n'était pas déjà très suffisant, voilà que le pouvoir iranien a décidé de mettre en place un système de quotas pour exclure les femmes des examens d'accès à la fonction publique. Objectif : qu'elles ne dépassent pas 10% du nombre de fonctionnaires. Discrimination à l'embauche, notamment dans l'éducation. Une mesure qui fait suite aux craintes exprimées par un haut responsable du ministère de l'enseignement. A ses yeux, la présence des femmes dans des écoles pourrait susciter chez les jeunes garçons, je cite, « des comportements féminins ou efféminés ».
 Bref : les femmes risqueraient d'en faire des homosexuels. Sachant que l'homosexualité est toujours aujourd'hui passible de la peine de mort en Iran.
De l’autre côté de la plage, un jeune motard engage la conversation. Je ne suis guère rassuré car j’ai pris des photos des policiers islamiques et je me méfie de la délation dont j’ai déjà eu à subir les effets à deux reprises d’autant qu’un homme en chemise blanche avec une casquette bleue se joint à nous. Il a une liasse de billets dans les mains.
Le jeune motard se dirige vers un chapiteau situé juste derrière nous. Il me montre l’intérieur et deux motos et m’explique qu’il s’exhibe en faisant de la moto à la verticale sur ce que dans les foires on appelle le mur de la mort. L’homme en chemise blanche n’est qu’un préposé au stationnement. Il nous prend en photo tandis que je lui prends la liasse de billet. Ouf je l’ai échappé belle. Je repars. La police me contrôlera un peu plus tard en exigeant d’avoir une photocopie de mon passeport. Faute de pouvoir la faire sur place, un des hommes partira avec mon passeport. Il ne reviendra qu’une heure plus tard. Rétrospectivement, je me dis que j’ai manqué de reflexe.. je n’aurais jamais du le laisser partir avec mon passeport.. C’est avec un grand soulagement que je l’ai vu revenir


vendredi 30 octobre 2015

.. sur la route de Chaloos.. Chalous ou Chalus


Dans la province de Mazandaran, en redescendant du col vers la mer Caspienne, les indications sont troublantes car il y a plusieurs orthographes à ma destination, Chaloos (en persan : چالوس) mais aussi  Chalous ou Chalus. Il s’agit d’une ville moyenne (aux alentours de 50 à 70 000 habitants c'est-à-dire à peu près de la taille d’une ville comme Annecy). A chaque arrêt, la moto reste l’objet de curiosité et source de dialogue. Accessoirement on voit sur la photo, un taxi jaune qui témoigne bien de la vétusté du parc automobile. Concernant Internet, les filtres sont partiellement efficaces. Les notifications de message Facebook arrivent, mais dès que l’on cherche à visionner le message c’est l’écran vide.
Des questions me sont régulièrement posées sur le trajet, la moto, le prix de la moto sans compter  le GPS qui interpelle car n’y figure que des chiffres, ainsi la position de Chalous c’est N 36°39’48’’ E 51°25’13’’. Il me faut naviguer avec la boussole et les cartes téléchargées sur maps.me  ce qui manque pas d’intriguer les curieux y compris les jeunes femmes. 
A l’hôtel, le téléphone sonne alors que je suis dans mon premier sommeil. Il est minuit. Bien que la moto soit garée dans le champ de vision de la caméra de surveillance, le veilleur de nuit est inquiet. Il craint que l’on vole les deux pneus. Je tente de lui expliquer qu’ils sont attachés par un câble blindé et fixé par un cadenas, mais manifestement il n’entend rien. Il ne veut pas perdre sa place si par hasard, il y avait un vol, sa responsabilité serait engagée et il serait susceptible de perdre son poste..alors je m’exécute à contre cœur. Car j’estime que le risque de vol est réduit. Par contre, défaire tout le barda et le remonter me prend du temps. C’est pour éviter ces pertes de temps que je me suis organisé pour ne sortir que deux sacs des valises tous les soirs et ne pas toucher au montage des pieuvres et autres sandows. Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, c’est le départ pour la route le long de côte de la Mer Caspienne. Un marché en plein air me stoppe dans mon élan. L’occasion de voir la vie locale. Manifestement il y a peu de touristes ici et je suis rapidement repéré par la moto mais aussi par mon appareil photo. Une vis de mes lunettes s’est desserrée. Un jeune iranien m’emmènera chez un opticien qui me fixera gracieusement les deux branches. Sur le marché, du poisson frais de la Mer Caspienne s’étalent aux cotés des ingrédients, de la purée de piment dans des bouteilles en plastique, des épices forts et du jus de citron pressé manuellement. Pour désaltérer, faute de bière, j’ai pris depuis  quelques jours, l’habitude de mélanger l’eau avec du jus de citron. Le commerçant m’offrira la bouteille.
Après quelques portraits sur le marché alimentaire, il est temps de repartir. Le marché vestimentaire se trouve le long des routes.

dimanche 18 octobre 2015

..3000 m de descente pour atteindre le niveau de la mer..

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à ceux qui ont fait des commentaires sur Facebook, le plus dur ce n’est pas la montée. En effet, le nez est dans le guidon et les yeux surveillent la route. C’est donc une tension permanente.. sans compter les arrêts photos ou ceux que l’on aurait pu faire mais il n’y a nulle part où s’arrêter, alors on continue. C’est comme ça que l’on arrive au sommet. Là c’est la surprise. J’ai essayé de négocier avec « l’Excellent Moniteur de Ski » pour passer la nuit sur place afin de dormir sur place afin de pouvoir assister au coucher et au lever du soleil. Malheureusement, il ne dort pas sur place et il y a trop de vent pour y planter la tente.Alors la décision est prise de redescendre non sans avoir pris quelques photos de groupe ...


et une photo de ces deux jeunes filles à l’air grave. L’une des rares que j’ai pu prendre sans la voler. J’ai demandé l’accord de leur père préalablement. Il me l’a accordé avec une certaine fierté
Puis c’est la descente effective vers la station de sport d’Hiver de Dizin..Vue d’en haut les lacets sont assez spectaculaires.
..avant d’entamer la Descente sur Chalus, ou Chalous .. les versions sont différentes y compris sur les panneaux de signalisation. Ca y est à Chalus ..j’aurai mes 5 000 m de dénivelé, dont 2000 à la montée et 3000 à la descente.



vendredi 16 octobre 2015

.. un premier col à 3200 mètres en Moto..



Téhéran se situe à 1000 m mais pour se rendre sur la Mer Gaspienne à Chalous, il faut franchir une chaine de montagne que je n’imaginais pas si haute. La route est large mais les virages sont serrés.
La moto est aussi un objet de curiosité
Au détour un éboulement de terrain
A plus de 2000m, la route est encore encaissée 
puis  c'est l'arrivée au col à plus de 3000 mètres..
Le plus étonnant au col c'est le Monsieur en Chapeau. Outre une allure typique, c'est un excellent moniteur de ski. comment je le sais, c'est simple il le dit sur sa carte de visite..

jeudi 15 octobre 2015

.. Rouler au soleil levant Un vrai régal

Il est temps de quitter Malayer tandis que mon jeune médecin dort mais vous noterez qu’il a de la conscience professionnelle puisque son téléphone est sur sa poitrine. Ses adjointes en charge de la distribution des médicaments et du « planning familial » signent le guest book. Dehors, un biker a garé sa moto avec les sacoches adaptées au transport de ses outils. Je lui laisse le rizotto que j'ai cuisiné hier soir. Il faut savoir que ses astreintes lui prennent tout son temps. Durant ces périodes, il ne mange donc que du lyophilisé. J'aurai au moins marqué ma visite d'une empreinte gastronomique. J'ai fait le ménage de sa chambre car il ne dispose pas, malgré ses 1200 consultations, d'une femme de ménage..
Avant de partir, je réveille mon protecteur pour le saluer. Il tient à m’accompagner pour me mettre sur la bonne route au cas ou.. il est vrai que je n’ai que 7 000 km de navigation derrière moi depuis mon départ de France. Il m'ouvre la route avec l'Ambulance..
La route du petit matin et le lever du jour sont superbes. un vrai régal.. 
Mon visa Turkméne n’est pas prêt. Il sera mis à ma disposition à Masshad.. soit dans 1000 Km.. Inutile donc de m’attarder à Tehéran..





.. au coeur d'un monde de défiance et de délation..


L’anglais de mon jeune Docteur est excellent. J’en profite pour le mettre à contribution sur diverses questions que je me pose comme le parcours d’un étudiant. En Iran, les étudiants sont sélectionnés sur concours (dans son cas au moins mille sur plusieurs milliers de postulants). Les études sont payées par l’Etat. Au terme de son doctorat, il doit « rembourser » à la collectivité par une astreinte de service dans un dispensaire en pleine campagne. Il y a de la méritocratie dans le process, en France je connais au moins deux écoles qui ont pratiqué de façon analogue.. L’Ecole des Pilotes de ligne, L’ENAC à Toulouse et Polytechnique, mais il y en a probablement d’autres. Si l’on fait une simulation à partir à raison de 20€ la consultation et à raison de 1200 consultations par mois, on voit qu’il s’agit d’un bon investissement pour un état.
D'après ce que j’ai compris, les parents de mon jeune docteur sont modestes. Le père est kurde (ce qui n’est pas simple en Iran comme d'ailleurs en Turquie, en Iraq ou en Syrie) et chauffeur de camion. La mère est employée. En dépit de ses origines modestes, mon jeune Docteur n’en a pas moins pu poursuivre des études de médecine aux frais de l’Etat. En fait c'est un système assez égalitaire, qui ressemble au système Norvégien, car il permet aux plus modestes de s'affranchir du problème du financement des études qui est d'autant plus aisé, que les parents en ont les moyens.  Ce moyen est assez égalitaire. En Norvége, vous remboursez vos études avec un prêt à taux zéro pendant 40 ans. ce qui donne des remboursements modestes. Ici en Iran, il y a des contreparties. Ce jeune docteur a des astreintes de quatre jours consécutifs en dispensaire et ceux pendant deux ans au moins. Dans l’intervalle, il ne dispose pas de son diplôme.  Personnellement je trouve cette approche assez responsable puisqu'il permet à tous de poursuivre des études tout en étant responsable. Cela évite de se fourvoyer dans des filières sans issue. Mais affronter le monde étudiant sur ce thème est trop risqué pour nos politiciens qui ont, le plus souvent un objectif à plus court terme celui de leur réélection et/ou de se maintenir au pouvoir. Dans ce contexte, un tel sujet n'est guère porteur . Mais revenons à l'Iran.
La ville mélange du moderne, tel que vous pouvez le découvrir sur votre Wikipédia favori, mais aussi du un peu plus trash à l’image des vidéos qui circulent ici sur les méfaits de l’Etat Islamique qui a conquis les villes proches dans l’Iraq voisin. C’est en partie pour çà, que mon jeune médecin insiste pour que je sorte accompagné même si je pense au fond de moi que cela ne sert pas à grand-chose vis-à-vis de gens décidé et armé..
Ici les commerces se côtoient.. le boucher qui dépècent le bétail sur le pas de sa boutiques et son voisin le motociste.

Le street’s art s’exprime aussi sur des sujets de société..
Le soir, j’ai le droit à une explication sur la signification sur le savoir vivre iranien. 

La mauvaise surprise c’est vers 21h30, mon jeune médecin est appelé sur son mobile .. et ce n'est pas pour une urgence médicale mais il s'agit plus "ordinairement" d'un appel du "protecteur de la révolution". Ma visite est restée confidentielle. La remontée de l’information ne peut donc venir que de quelqu’un du dispensaire ce qui rend mon interlocuteur furieux car il aurait aussi de passer par lui d’autant, qu’anticipant les éventuels problèmes, il avait pris toutes les précautions administrativement nécessaires au point que je pensais en moi-même qu’il était atteint d’une certaine parano. Eh bien non.. j’avais tort. Quelqu’un de l’entourage a mentionné ma venue en moto.. et c’est forcément quelqu’un du dispensaire car je suis arrivé à la tombée de la nuit et la moto est garée avec l’ambulance dans un garage fermé à clef. Je ne l’ai guère sorti. Cette ambiance délétère déprime mon interlocuteur et l’on peut le comprendre. Notre « protecteur » s'enquiert de ma visite, sur mes motivations... etc .. les investigations habituelles quoi..  en plus il demande à avoir une copie de mon passeport et de mon visa. Mon jeune docteur est furieux. et cela le déprime. car il se pose et me pose la question.. Son raisonnement est le suivant :
  • Vous avez fait une demande en bon et due forme qui a été autorisé par mon gouvernement et notre Ministère des Affaires Étrangères. Je présume qu'ils ont du vous accorder un visa après un examen attentif ( et j'ajoute long) de votre demande.
  • Vous avez franchi la frontière et les différents contrôles douaniers. Je présume qu'il s'agit de gens compétents.
  • Enfin pour respecter, les règles, j'ai pris la peine de solliciter l'accord préalable des autorités administratives du département régional de la santé..

.. et cela ne semble pas suffire à ce ..( je ne répéterai pas ce qu'il a dit mais vous aurez compris).. et dit il, ce qui me rend plus en colère encore c’est que ce « gardien » intervient sur une dénonciation de quelqu’un qui est forcément proche du dispensaire, un autre employé, ou un propriétaire lequel n’a pas eu la franchise de son comportement et n’est même pas venu me poser la question.
 J’ai entrepris de calmer l’ardeur de mon jeune médecin.. en pratiquant une sorte de prise de judo.. utilisant la force de l’adversaire pour le contrer. Ma parade est simple. Je vais répondre en lieu et place de mon médecin. De cette façon il aura répondu au « protecteur ».. et je vais répondre en anglais sous enveloppe cachetée directement adressée au « protecteur » en lui demandant de distinguer mon interlocuteur pour sa forte contribution positive à l'image de son pays..
To the protector officer of Azandarian
·         Further to you question about me to the Doctor, please note( According to my Pass and joint copy of my visa). I’m French, 67 years old, Married; I have 3 kids and 3 gran Children.
  • ·         I’m now retired after working 33 years in big international Bank ( BNP Paribas, 130000 employees, 2000 Branches and Subsidiaries worldwide
  • ·         Since my children are grown up and well educated and with the support of my wife and the all family, I fulfill my life dream before I quit the Earth. This trip for more than 18000 km crossing Iran, Turkmenistan, a big challenge for a person of my age.
  • ·         Since I way to wait one week for my Turkmen Transit visa, I took the opportunity to make a tour outside Teheran. Unfortunately, at a roundabout I was hit by a lorry driver and my bone feet (Metacarpi) was cracked. This young Doctor took care of me, since the lorry driver did not even stop. This Doctor took care of me as an injured old man, as a foreigner in a way I never could even imagine. His English is excellent. It seems very competent to me, in spite he’s rather young, he gave me a great image of Iranian Hospitality.
  • ·         Since he felt responsible for the old man I’m, he did not want to let me go further on my way
  • ·         He has taken the necessary step, devoting to that matter 3 hours of its own private time in order to obtain the authorizations of various Iranian authorities in Malayer and Hamadan, to do everything according to the law.
  • ·         So he bring me to Azandarian Hospital to be sure that my leg state will improve. He explained to me that it was its responsibility as Iranian Doctor to act this way. I’m very impressed by this responsibility he felt. Doing and acting this way, he shows the best image of modern Iran and compensates the “bad behavior” of the lorry driver. Unfortunately, it was no police, at this roundabout. You have to know that this lorry driver did not even stop to help me when he hit me. He should be sentenced to jail for such behavior. I hope the best for the Doctor who gives a very positive image of Iran. I hope the best for him and if there’s a way to do it, should be rewarded one way or the other for such wonderful behavior. 

  •  Signature Christian SALLES

Comments On the last page with the map of the trip. More than 18000 Km crossing France, Switzerland, Croatia, Serbia, Bulgaria, Turkey, Iran.. so far..
At this key historical period, when Iran come to a very important agreement to stop the tough effect of embargo, I’m open to any kind of interview (Iranian or Foreigner) in order to promote such action and help Iran in Tourism Development.
           










mercredi 14 octobre 2015

..Hamadan le Site Archéologique jouxte un bazar actif..

Aujourd’hui, journée détente.. Les choses plus compliquées c’est pour demain. Hamedan, C’est un site archéologique de plusieurs dizaine d’hectares. (HEGMATANEH  une des premières capitales urbaine). Dans les archives, le nom d’une archéologue française est mentionné, Anna Domini qui aurait œuvré en 1896 aux cotés de deux anglo-saxons dont la nationalité n’est guère mentionné.( JD Morgan et J Kiner). Un vaste site toujours en chantier.
Il a fallu faire un choix entre les nombreuses stelles exposées
Au milieu de ce vaste chantier, une petite église orthodoxe
A la sortie du site, la propagande mais aussi la mémoire des morts est partout présente
.
Retour à la vie de bazar. mais sur la place le succès autour de la moto est grand. Mon jeune médecin craint un incident. Il insiste pour mettre la moto à l’abri de la police qui stationne de l’autre coté de la place. Manifestement les policiers sont fiers, mais en même temps cela leur donne du boulot car ils doivent écarter les curieux Mon jeune docteur est choqué par l’intérêt porté par la foule à un tas de ferraille. « Ils ont plus d’intérêts pour cela que pour un médecin » me fait il remarquer d’un air un peu piqué.  D’un autre coté, il est rassuré et nous pourront visiter le bazar en toute quiétude.

Visite curieuse.. Pour la viande .. Bon appétit. La vue c'est quelque chose.. mais imaginer la cuisson  et ce qui vous est servi pour petit déjeuner. Personnellement, un matin, voulant prendre un p'tit déjeuner, je rentre dans une salle animée pour prendre mon p'tit noir..première surprise l'odeur .. deuxio.. il n'y avait que des têtes bouillies.. Je suis ressorti. tout appétit et envie stoppé net..
Pour le reste, contrairement à d'autres ce bazar assez riche en artisanat opérationnel. Un commerçant assez fière de notre visite, nous offre un drapeau.
A défaut d’affûter un couteau comme le propose ce coutelier, ce sera l'occasion, de faire refaire le col un peu usé de la veste en jean..









mardi 13 octobre 2015

.. Immersion dans le monde de la surveillance medecale Iranienne

Comme je suis probablement nul.. ( je ne le pense pas mais cela évite aux autres de le dire), je n’ai pas trouvé ni Hostel ni Couchsurfing en Iran. Il semble que ces pratiques soient encore réduites ici. Dans un premier temps, mon médecin n’a guère évoqué son parcours administratif pour m’accorder son hébergement tant dans l’appartement de fonction qu’il a au-dessus d’une nursery qu’au dispensaire en Campagne. 

Il est parti chercher un «  ajustable Neoprene Ankle Support »  bande en Néoprene mais est revenu plus de deux heures plus tard.

Il m’a expliqué qu’il souhaitait prendre toutes ses précautions administratives et faire les choses dans les règles..mais.. il n’empêche que ..mais on verra cela plus tard. Il a donc contacté le département « Health and Treatment of Malayer » qui s’est déclaré incompétent et l’a renvoyé à l’instance régionale d’ Hamadan ainsi qu’à l’Islamic Headquarter. Il a du faire une déclaration sur l’honneur et faxé sa demande.  Apparemment, il a eu gain de cause puisqu’il est revenu avec le sourire et assez fier d’avoir réussi. Imaginer la pratique du « Couchsurfing » avec de telles astreintes. Finalement j’ai eu le droit de rester, entendre les pleurs des enfants que l’on vaccine à l’étage du dessous. Mais aussi rencontrer le propriétaire qui doit rendre des comptes sur l’usage de l’appartement qu’il met à la disposition de l’administration médicale.  Etrange atmosphère.. mais je ne suis pas au bout de mes surprises.. 
@Plus..



lundi 12 octobre 2015

.. leçons de savoir vivre à l'Iranienne. ( pas uniquement d'ailleurs)..

Sur la route j’ai pris quelques cours de savoir vivre à l’iranienne...que j'ai appris sans en comprendre le sens. J'aurais l'explication un peu plus tard..
Dans les stations-services, avant même d’être servi, j’ai le droit à une foultitude de questions.. souvent les mêmes d’ailleurs.. d’où je viens ? ou je vais ? pour les plus jeunes. La valeur de la moto.. Ne voulant pas être provoquant, je réponds un peu moins que la valeur qu’une voiture de moyenne gamme ? Généralement ils ne connaisse pas la valeur mais c’est moi provoquant qu’un chiffre exprimé en USD. Revienne également ma famille ? mon Age? j’ai donc transformé les réponses en jeu .. c’est plus .. c’est moins. C’est assez intéressant à observer car souvent, pour être poli, ils commencent très bas autour de la quarantaine.. Rares sont ceux qui devine en moins de 5 réponses. C’est flatteur et cela permet de rompre plus facilement la glace ou la barrière de la langue..

Bien sûr il y aussi les plus jeunes et plus discrets admirateurs. L’occasion de confirmer auprès des parents que je suis sur la bonne route. L’écran du GPS étant muet. Il ne me donne que les coordonnées polaires, l’Azimut ou la Direction.. c’est pas mal me direz vous, mais c’est bien aussi de double checker..C’est bon suis sur la bonne route..
Sur la route, outre les postes de contrôle réguliers, suis assez régulièrement stoppé par la police. Jamais, ils ne m’ont demandé le permis de conduire, ni les documents d’assurance ou la carte grise, parfois le passeport.. mais le plus souvent, il s’agit d’arrêter pour se rincer l’œil sur la moto. Je souris et repars. C’est la loi du genre et il vaut mieux laisser une bonne impression pour les futurs touristes motards. A noter que les préposés aux péages me laissent aussi passer. Ils retiennent la barrière et me font signe de passer.
Suis hors des circuits touristiques..l’occasion de faire des rencontres..
Mais aussi de découvrir des paysages contrastés tant du point de vue géologique que celui des couleurs
Ca y est je suis arrivé à Malayer..









samedi 10 octobre 2015

.. 10 jours hors des sentiers touristiques Iraniens..

Chacun aura compris, je n’ai plus aucune appétence pour rester plus longtemps à Téhéran, logement et circulation difficile, pollution et mauvaise odeur.. sans même évoquer la propagande..
En quittant Téhéran, je fais un détour par ce que je comprends comme étant une ville nouvelle crée pour désengorger la capitale. Roulant lentement, comme un touriste, j’entends une voix qui me parle en Allemand. Étrange !  En fait il s’agit d’un coiffeur d’une bonne trentaine d’année qui exerce son métier ici après l’avoir exercé pendant plus de 10 ans en Allemagne. 

Pour des propos condamnés par un tribunal islamique, il a été privé de son passeport pendant 5 ans. Non seulement il ne peut pas sortir du pays mais en plus il se doit de travailler dans le salon d’un « gardien de la révolution » qui le surveille et à qui il verse la moitié de ses revenus.  Il a perdu trois incisives qu’il ne peut faire soigner faute de moyens. Il dort soit dans le salon soit dans sa voiture, une Peugeot 504 sa seule richesse. Pour l'aider j'accepte donc de me faire raser la couane.. Il m’hébergera, mais à 23 heures, nous aurons le droit à la visite "amicale" de la police Islamique.. ( no comments à ce stade) ..mais deux heures de conversation c'est long..avec des questions bizarres sur ma venue.. est ce que j'ai avec moi un drapeau..la composition de ma famille ( mes 4 enfants, mes 3 petits enfants.. plus un à venir..) questions qui reviennent en boucle ..Il s'agit de rester cohérent vu qu'ils n'ont aucun moyen de vérifier l'information que je leur donne.. . C'est une expérience assez unique que l'on ne peut vivre que hors des circuits touristiques..

Officiellement le gouvernement lutte contre le commerce de la drogue avec des saisies records annoncées par voie de presse. Selon les estimations, il est question de 2 à 3% de drogués en Iran. La majeure partie sont des opiomanes. Le commerce de la drogue est surtout actif dans le sud du pays du fait de la proximité la frontière afghane. Autant dire, région à risque. dans le reste du pays, il y a des fumeries.. pas forcément facile à photographier. Je ne tâterais pas du .. je me contenterais d’une visite guidée et d’une omelette tomate que l’on me facturera deux fois plus que le repas pris chez les routiers. Manifestement ce comportement abusif crée un malaise et l’un de mes sponsors obtiendra le remboursement du trop perçu
J’ai donc décidé de quitter la ville pour rejoindre Hamadān, où mon jeune docteur tient un dispensaire de campagne.