Translate

lundi 21 septembre 2015

Istanbul.. Trop de choses à dire.. donc plus des sensations..

Istanbul c’est une des plus grandes mégalopoles du monde avec près de 15 millions d’Habitants  donc plus peuplé que le grand Paris (enfin celui qui devrait apparaître un jour quand nos politiciens arriveront à se mettre d’accord sur ses modalités techniques et de compétence). C’est aussi plus grand que Londres. Istanbul est également classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis plus de 30 ans.. c’est dire que c’est un site touristique majeur. Disons tout de suite, que la reconnaissance n’est pas usurpée. Beaucoup de mes amis/proches sont des amoureux inconditionnels de cette ville tentaculaire.
Le plus étonnant lorsque l’on y arrive pour la première fois, c’est le sentiment d’avoir passé le centre Ville. C’est d’autant plus surprenant que l’Aéroport d’Atatürk est quasiment au cœur de la ville, mais non il faut le dépasser pour arriver vers le très fameux Bosphore.

Pas mal d’échanges ce soir avec Pierre André, un canadien qui envisage de devenir avocat et qui milite pour une suppression des frontières, autant vous dire qu’il y a beaucoup d’arguments à mettre sur la table. Puis une bonne une nuit et un long petit déjeuner en compagnie de Robin, un tchèque et son ami Jonas, un jeune allemand et un sud-américain qui montre de magnifiques paysages de Patagonie..
Notre Sud Américain a eu une nuit, disons difficile, dans une boite de nuit turque ou des gros bras ont essayé de le racketer.. mais le garçon a de la ressource et sait l’utiliser de façon pacifique. Ce matin, il est un peu dans le coltard, mais donne vraiment envie de visiter la Patagonie durant l’été au début de l’année. Il vous suffit de taper « Patogonie » dans votre moteur de recherche favori.( en sélectionnant Images..) Ça donne envie Non!!

Istanbul c’est aussi la ville des tentations gourmandes pour ceux qui aiment les sucreries ..
Un peu partout, notamment autour du Old Bazaar, l’un des plus grands du monde, détruit à plusieurs reprises par des tremblements de terre ou des incendies, il n’en regroupe pas moins de plusieurs milliers de boutique.


Un peu partout, notamment autour de l’Old Bazaar, l’un des plus grands du monde, détruit à plusieurs reprises par des tremblements de terre ou des incendies, il n’en regroupe pas moins de plusieurs milliers de boutique. (entre 3 & 5000 selon les sources). Tous ces commerçants mangent, de même que les touristes ( plus de 90 millions par an parait-il plus que ceux qui visitent la France) alors ne nous étonnons pas des odeurs de viande grillée, légumes qui flottent dans l’air dans une ambiance chaleureuse et convivial..
Avant mon départ, je voulais remercier l’artisan qui a raccourci mon sur-pantalon en cuir, achété au pays des cow-boys..



On quitte la partie européenne, c’est le départ pour l’Anatolie, la partie Asiatique de la Turquie qui représente plus de 95% de la surface du pays mais aussi la partie quasi essentiellement islamique de la Turquie. Avec plus de 80 millions d’habitants, la Turquie est plus peuplée que l’Allemagne et bien sûr la France avec un taux de fécondité supérieur. De fait c’est la conjugaison de ces facteurs et la projection qu’elle sous-tend qui représentent l’un des principaux obstacles son intégration dans la communauté européenne.

Le circuit se continue jusqu'à l’extrémité de la mer Intérieure de Marmara où le policier motard, que j'ai salué, m'autorise à emprunter la voie piétonne (mais où il y a d'autres deux roues). Arrêt au restaurant panoramique qui domine la mer.. plus d'anglais.. ni d'alcool d'ailleurs.. Ce sera donc un soda orange sucré..
En Direction d’Ankara, les routes sont belles et sinueuses jusqu’à un premier col à 1210 mètres mais aussi les rivières qui débordent et submergent de gravas, de roches et de boue. Un avant-goût des pistes à venir..
Au fur et à mesure, les paysages deviennent plus arides.


La nuit tombe.. il va falloir songer à se loger..sans toutefois négliger de prendre quelques photos..

dimanche 20 septembre 2015

De l'Europe vers l'Asie Mineure..

Ca y est, j’y suis à cette première frontière hors Schengen. Les formalités sont un peu plus longues. En fait, il faut montrer son passeport. Un premier douanier saisit vos coordonnées, puis un second ressaisie les mêmes coordonnées ou les scanne. Un troisième vérifie que les informations saisies matchent bien. Ajouter le contrôle des papiers du véhicule, assurance, carte grise..et puis le contrôle douanier. Au total 6 contrôles. Cela semble long, mais ce n’est rien à coté de ce qui m’attend.

La Turquie constitue la transition entre l’Europe. La partie européenne ne représente qu’une toute petite partie de son territoire mais avec plus de 10 millions d’habitants.. c’est pas mal, car cela signifie qu’il y a plus d’Européens ici que dans bon nombre de pays de la communauté européenne ou même la Suisse. Ce soir ce sera un stop à Istambul.
En quittant les grands axes routiers, bien asphaltés, c’est l’occasion de se ressourcer un peu en regardant cette enfilade de ponts à Buyukucemece ( A quelque chose prés..) mais j'ai inclus le plan ou cas où.. Un religieux a eu la même idée. Il s’étonne de me voir garer la moto et méditer comme lui en regardant ce pont. L’occasion d’échanger, via google Traduction, quelques mots. Il fait chaud, surtout avec le cuir et la veste en jean.. Il faut s’hydrater.
La Guest House, est particulièrement bien située, à moins de 300 m de l’entrée du Musée Topkapi et de tout le quartier historique d’Istambul. Le lit n’est pas cher. ( 10€) mais l’espace est optimisé. Quatorze lits superposés dans la chambre et six matelas sur la Terrasse, Petit déjeuner inclus.. C’est certes pas cher pour le touriste, mais cela semble rentable pour le propriétaire que je verrais arriver le lendemain matin au volant d’un magnifique Audi Q5 ( comme celui de Jean Marc).. Un petit business qui marche .. L’occasion d’échanger avec d’autres routards. La moto est garée juste devant l’Hotel ou le projet d’un Four Season Hotel est en cours.. C’est dire si cela est bien placé..
En prime un magnifique lever de soleil en contrejour sur l’une des Mosquées




samedi 19 septembre 2015

Bascule sur la Turquie.. Rencontre avec Memet Emin et Remzi Remde

C’est le dernier jour en Bulgarie avec accueil toujours sympathique à Harmanlu. Le pays est pauvre, les routes ne sont guère meilleures qu'hier  mais l’accueil bulgare est toujours aussi chaleureux notamment à l’auberge ou personne ne parle anglais. 


Le serveur appelle Miki avec qui je peux échanger en allemand pour commander le repas. Ici l’anglais n’est pas la règleEn Asie centrale ce sera la même chose .. mais en Russe. Miki décore le Notebook de Danielle avec un découpage de guêpe..voir sur le montage. Au petit déjeuner, le cafe Latte est presqu’aussi bon qu’à Baradano..
En arrivant près de la frontière Bulgaro- Turque, le plus impressionnant est cette longue suite de camions. Lors d’un interview, Remzi Remde m’expliquera qu’il y a plus de 5 km de camions à la queue leu-leu pour passer la frontière. Les routiers sont équipés. Je savais qu’ils avaient une ou deux couchettes, mais je constate qu’ils ont aussi leur salle à manger. L'occasion d'annoter le notebook..et d'examiner la route..



Memet Emin, qui s’est trompé dans son mail, m’invite à partager son repas tandis que je demande son autorisation pour le prendre en photos. Une théière avec un abri pour le gaz, une bonne salade, mais aussi des mets chauds. Accueil chaleureux et convivial pendant plus d’une heure. Je laisse mes deux chauffeurs avec émotion pour me diriger vers la Turquie

 Pour le plaisir .. sans montage .. soyez indulgent pour le cadreur, metteur en scène et réalisateur..


vendredi 18 septembre 2015

Quand la route croise celles d'autres migrateurs..

Sur la route, les cigognes entament leur migration vers les pays chauds. Contrairement à ce que je pensais naïvement ce n'est pas le froid qui provoquent la migration mais cela serait surtout pour trouver leur nourriture pendant l'hiver. Apparemment l’Alsace est nourricière, car certaines y passent l'année. Les jeunes restent trois ans avant de revenir sur leur lieu d'origine.
Entre Belgrade et Nis, le petit village de Cubrija a organisé une fête autour de son pont, avec ses miss et les motards locaux avec leur veste en cuir affichant fièrement leurs machines. La télévision locale est là.. Un p’tit clin d’œil à mes copains communicants ( Jean Marc Ceccarelli et Jean Michel Billaut).. bien que le speaker, m’ayant vu arriver avec ma moto, a proposé de m’interviewer.. mais cela n’a pas eu de suite car je ne parle guère le serbe. La fête était composite et bons enfants avec un orchestre serbe.
Enfin pour Francine et Gilbert ..qui aiment les hirondelles d’après une de leur publication ur Facebook.....un petit va et vient pour nourrir les petits voraces.... Cela se passait à un poste frontière et le douanier m'a fait comprendre que ce n'était pas le lieu pour prendre des photos...





mardi 15 septembre 2015

Une Derniére nuit en Bulgarie ..avec un video ( une première)

La route continue en Direction de la frontière turque. Dimitrovgrad.. la ville de Dimitri, (dont le mariage est prévu pour le 5 septembre. Avec quelques photos de Dimitrov, c’est l’occasion de lui faire un petit coucou. Le coucher de soleil a voulu jouer comme on le dit en Suisse..( enfin j’espère ..mais « jouer » c’est une expression qui revient souvent du coté de Trelex. Rassurez –vous le mariage s’est bien passé. C’est un des avantages du retard de publication c’est que l’on peut faire le commentaire à posteriori..

Le site est certes industriel, mais sur la place principale de la ville, il y avait une sono et les gens dansaient en ronde en se donnant la main. J’ai filmé mais il me faut monter le film..néanmoins j'ai tenté une petit extrait

Si cela ne marche pas vous n'aurez droit qu'aux photos du coucher de soleil sur DimitrovGrad.. ( un p'tit clin d’œil à Dimitri..et à sa ville dont le nom a été partiellement effacé)

La réponse à la question ou allez vous? .. Cela permet d'engager la conversation dans toutes les langues. ( ici un jeune Tchèque sorti fumer sa cigarette)


..


dimanche 13 septembre 2015

Sur les routes Bulgares certes asphaltées .. but a long time ago..

Avec un peu plus de 2 000 kilomètres de frontière, c'est moitié moins que l'équivalent de notre beau pays, la Bulgarie n’en a pas moins un relief aussi contrasté que le nôtre avec des montagnes de la chaîne des Balkans au centre, la vallée du Danube au nord, la mer Noire à l’est. La Bulgarie est à la croisée des chemins entre l’Europe et l’Orient et toute son histoire est marquée par cette situation géographique depuis l’antiquité, le moyen age, la période ottomane jusqu’à nos jours.La Bulgarie a donc une longue histoire que je vous laisse consulter sur votre Wikipédia préféré. Tout au long de la route, des vestiges intéressants de ces différentes époques sont visibles.  


En venant d’Europe Occidentale, ce qui marque le plus le motard, c’est l’état pitoyable des routes qui sont certes asphaltées mais sont classées parmi les plus mauvaises du monde. 

En entrant dans la communauté européenne, la Bulgarie a connu de bons taux de croissance, mais cette croissance a plus bénéficié à l'économie et aux industries qu'à l'amélioration du réseau routier. Les habitants se débrouillent
avec des constructions composites..comme celle ci


Un autre problème pratique pour le motard est que la plupart des indications sont inscrits en alphabet cyrillique, ce qui le rend illisible pour le touriste moyen que je suis, notamment sur les sites touristiques; comme ces grottes où il y a des escargots d’eau. C’est du moins ce que m’explique la famille Augustin, un couple Bulgaro-Allemand que j’ai rencontré. La jeune femme, d’origine bulgare, lit le Bulgare et m’a traduit le panneau. Elle a comme beaucoup de jeunes gens ici, émigré. Pour les jeunes diplômés, les alternatives et perspectives économiques sont telles, que beaucoup préfèrent construire leur avenir ailleurs, ce qui pose un vrai problème démographique beaucoup plus important semble t il qu’en Allemagne.

La Bulgarie c’est aussi l’occasion de passer le cap de 50.000 km pour la moto. Pour fêter ce cap kilométrique,(1, 25 fois le tour du Monde) quoi de mieux que fêter autour d’une bonne bière fraiche offerte par ce groupe de motard bulgare, Le Kalashncite Motorcycle Club  (de  Novi Han. La référence est sur leur tee Shirt ou leur page Facebook ou leur site Web.

Un grand merci à Gergana et Mirela qui m’ont aidé dans nos échanges et nos débats à propos de ma ressemblance avec Jean Reno.

See you tomorrow..A demain peut être







vendredi 11 septembre 2015

Aprés un long silence ..

Votre honneur je plaide coupable pour cet énorme déficit de publication mais pour ma défense, j’expliquerai que les pays traversés comme l’Iran, le Turkmenistan, l’Ouzekistan, le Tajiskistan exercent un contrôle filtré d’Internet et que de ce fait ni Facebook, ni Twitter ne sont accessibles sauf à construire un VPN (Réseau privé virtuel) et encore ..il y aurait beaucoup de chose à dire sur la façon dont la distribution est organisée. Avec un peu d’astuces, il est en effet possible de contrôler le contenu de vos accès dès lors que le lien vous est adressé par une source dont la fiabilité reste à démontrer.

La seconde raison est pratique. Pour avoir dormi dans des « Homestay », des « Guest House » , sous des abris pour routier ou sous la tente, il est clair qu’il n’y avait pas d’accès internet, voir même pas d’électricité. Pour ne citer l’exemple d’hier, l’Hôtel, situé à 4200 mètres fonctionnait uniquement à l’énergie solaire stockés sur d’énormes batteries russes. Enfin, quand vous avez internet, le débit est insuffisant pour télécharger les photos et les publier. Mais je laisse la suite de cette épisode pour plus tard. Reprenons donc le récit là où nous l’avions laissé.

Après la Suisse, l’Italie, la Slovénie, les frontières croates, puis Serbes s’enchaînent sans aucune difficulté. Le premier point de contrôle frontalier que je crains est celui de la Turquie, mais ce sera rien à côté de ce qui m’attendra en Asie Centrale.
Ici il y a encore des traces de la guerre entre les pays de l’ex- Yougoslavie, ou dans le petit village de Podunaski ou les ressentiments belliqueux s’expriment sur les murs. Ce n’est pas vieux, cela date de mars 2014.
Cela reste vrai à Belgrade.. où les murs affichent les soldats..

Belgrade, une ville ou il fait bon vivre aux terrasses la nuit.. ou la vie reste très animée et pas simplement par des robots
Il reste un peu partout des traces de la guerre des Balkans..

Partout l’accueil est assez chaleureux et le Guest Book m’aide à répondre aux questions, tantôt avec des supporteurs d’une équipe de football française tantôt avec des ouvriers ayant travaillé en France ou en Europe.
Vous me direz pourquoi passer par des petites routes ?  A cette question deux réponses.
- Tout d’abord, en évitant les autoroutes cela permet de mieux humer les odeurs et respirer l’atmosphère du pays.
- Ensuite, le GPS offre la possibilité de choisir des routes sinueuses.. un plaisir que les motards comprendront.  Cela vous amène dans des petits havres de paix comme à Barbarano, Vicentino, Sarego en Venetie, Sevnica, Radece 

En fait, le Guest book, outre les souvenirs, c’est surtout le moyen de ne pas répondre aux mêmes questions qui reviennent en boucle. 

D’où vous venez, ou vous allez ? . Dans les pays islamiques, s’y ajouteront les questions portant sur votre statut familial, les enfants ? Puis dans les pays où l’importation des deux roues est limité ou plafonné, une escouade de gens autour de vous, qui vous posent des questions techniques sur la cylindrée, la consommation, le prix.. question délicate dans les pays les plus pauvres. On se contente alors d’une réponse qui renvoie à l’auteur.. à savoir c’est le prix d’une voiture d’entrée de gamme. Enfin pour la GS1200 que j’ai acheté d’occasion pour ce voyage.



Un grand merci à Nikolai et à sa mère qui était attablé en train de boire une bière en famille. En ce samedi, impossible de changer de l'argent Bulgare. Il faisait très chaud surtout avec la veste en cuir. En m'approchant du bar, j'ai demandé s'ils acceptait des euros. La barmaid m'a répondu un "Non" assez sec et catégorique, ne me laissant aucun doute sur sa détermination. Comme je repartais, Nikolai s'est levé et s'est dirigé vers moi. Ce jeune Broker Bulgare avait entendu la conversation et m'a proposé de venir s’asseoir à sa table autour de ses amis et de sa famille. Son anglais était excellent.. langue qu'il a perfectionné lors de son travail à Londres.
Aprés il m'a proposé de me guider vers un Hotel situé hors la ville sur les bords d'un lac de barrage.

Merci encore à Nicolas et sa famille témoignant ainsi d'une remarquable hospitalité..