Translate

samedi 25 mars 2017

.. Merzouga..le désert commence là..


Ca y est je suis dans le sud marocain, aux portes du désert, à Merzouga, considéré comme le plus grand ensemble de dunes du pays, l’erg Chebbi.

Le contraste est fort. Depuis des kilométres, il n’y a que des cailloux et puis de loin on aperçoit les dunes. J’ai fait le choix de dormir sur place pour profiter des couleurs changeantes du sable en fonction du soleil. Je ne serais pas déçu. Une sorte de plénitude vous envahit dans ces lieux propices à la méditation. Le coucher du soleil est spectaculaire comme l’est le lever. Un léger vent thermique fait voler le vent au sommet des dunes. J’ai pu garer la moto en bas des dunes. Pas d’autres touristes.. sauf les traces des travailleurs locaux..


Il y a bien quelques vestiges d’attractions touristiques, mais la plupart des touristes arrivent tôt par car d’Arfoud ou de Grisani. (ils laissent leur canette de biére .. un bédouin me voit les ramasser et témoigne d’un air navré sur les effets négatifs de ce tourisme.La route est maintenant asphalté ce qui a l’inconvenient majeur d’amener des cohortes de camping car, qui dépense peu d’argent sur place, ce qui exaspére mon logeur, Lee. Son hostel est simple, voir rudimentaire mais néanmoins plaisant. Un petit cour intérieure et une bonne douche chaude. 


D’un abord affirmé mais réservé, peu loquace Lee n’affiche sa personnalité qu’au fur et à mesure de votre séjour. Elle est sincère et généreuse à l’égard L’internet est bon, j’y resterai 3 nuits et ferai la rencontre d’êtres d’exception.. un couple d’Australien et un Brésilien. L’Australienne dessine et peint. Lee séduit lui demandera de décorer sa grande salle de réunion. Le Brésilien dessine à l’épure avec peu de traits et de couleurs.. j’aurai une chambre pour moi tout seul..




 

vendredi 24 mars 2017

Entre Haut Atlas et Sahara

L'oued ZIZ qui passe à Amouguer dans une vallée étroite puis s’élargit. Il arrose une bande verte au long du fleuve avec des Oasis, des palmeraies verdoyantes, de magnifiques gorges ou de larges Canyon, la N13 serpente sur une route bien asphalté. 7 heures pour faire 246 Kilométres, soit une moyenne de 35 kilométres/heure.. Autant dire que la route n’est pas toujours aussi large et roulante d’autant que de jolies vallées méritent une pause photographique, ce qui allonge d’autant le temps de trajet. En fait ma moyenne sera de 66 kil/h, avec des pointes ( disons un peu supérieures à la vitesse autorisée) mais compte tenu des arrêts Je reviens à 42,2 .
Afin de me rattraper vous aurez le droit au nom des villes et villages traversés ( Merci Christiane).
·         Mzizil Tillechte, le village où le père de Mohamed est allé faire son marché (pour ceux qui suivent le blog) 
·         Er Rich, ici peu de touriste
·         Er Rachida Chef lieu de la province.. construite par les français en 1930 avec des rues perpendiculaires..


 C’est là qu’il convient de faire du shopping local.. c’est là que je recharge la carte de Mohamed.. C’est simple. Vous allez chez un opérateur, vous lui donnez le numéro de téléphone du bénéficaire.. il encaisse et opère à distance.. le chargement de giga de données en plus sur votre téléphone. Les données c’est ce qui est consommé le plus ici, notamment dans les villages isolés. En Métropole, les opérateurs se lancent à leur tour dans la concurrence des données. Les vidéos, ca consomme. Le bal a été lancé avec Free. Ici le téléphone sert de box. Vous partagez votre ligne comme le fait un routeur. Beaucoup de café et restaurant, hôtel vous annonce du Wifi..  dans ce cas, assez fréquent dans les petites entités,  le Wifi s’arrête quand le crédit est épuisé.. J’aurai plusieurs fois ce probléme y compris dans un hôtel ou cela s’est assez mal passé car j’ai signalé la situation dans la rubrique observations, sur le cahier officiel ou sont inscrits les voyageurs   Ici aussi c’est la copie.. mais celle-ci est flagrante..

L’artisanat y est imaginatif.. ici comment on recycle un pneu.. mais aussi pour les semelles de babouches..





Le fort construit par les français pour surveiller la vallée est à l’abandon. Comme l’endroit est stratégique, un antenne relais y a été implanté.



Gentiment on descend vers le désert....Le désert c’est pour demain…
Mohamed m’a fait parvenir les photos du départ de ce matin.... pas d'asphalte..on attaque directement dans le dur..

Je dois quitter le Cyber.. c'est le jour de la priére puis du coucous en famille ...puis la sieste.. le cybercafe..ferme..


jeudi 23 mars 2017

.. séquence émotion...il me faut prendre congés de Mohamed..

Il est temps de prendre congé de Mohamed après un petit déjeuner, du pain, du beurre de sa vache.. et après avoir enregistrer un message video pour l’anniversaire d’un vieux compére marocain .. alias Jean-Pascal prenommé Moustache lorsqu’il était venu avec sa famille fêter mon anniversaire à Marrakech..Lui et une quinzaine d’ami ..réuni incognito dans le même ryad ou nous logions. C’était une excellente surprise.. et cela me faisait plaisir de lui souhaiter son anniversaire..Il faut reprendre la route vers le sud. Le sol est dur, même avec plusieurs épaisseurs de couverture..Pour voir les choses positivement c’est l’occasion d’assister à un lever de soleil.. soleil qui réveille la vallée.


Ce matin, une rapide publication avant de partir prendre un bon petit déjeuner.ici un village au détour d'un virage.
Puis de repartir.. il faut que je me dépêche car je n'ai plus de batterie.. suis en train de prendre mon petit déjeuner.. pour une fois que j'ai internet.. mais pas de prise éléctrique..




mardi 21 mars 2017

.. la retrospective de cette magnifique journée..

J’avais tellement de choses à raconter sur cette magnifique journée.. et qu’il m’a fallu la scinder en trois pour terminer sur probablement la plus belle rencontre de cette journée celle avec «  Mohamed » mais que d’émotion dans cette journée.. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire. La neige est au rendez vous à 2438 M d'altitude..
 Plus de 5000 mètres de dénivelé cumulé dans la journée .. et du gaz .. à coté de la route qui parfois s’effondre un peu au niveau des accotements et l’examen des glissiéres de sécurité ne rassurent pas plus. Il n’est pas question de mettre les gaz et de risquer un dérapage intempestif. Ce qui est le plus à craindre c’est le véhicule qui vient en face. La route est quand même remarquablement taillée dans la roche. La tension dans la conduite ne doit donc pas se relacher.. ce qui explique que le soir, il ne faut pas longtemps pour s’endormir après une bonne douche ..lorsque l’on peut en prendre une.. Ce qui ne sera pas le cas ce soir.  
Ensuite la descente vers Imichil est plutôt apaisante et ...


 agréable le long d’un lac...
Apuis à Imilchil..une oasis au milieu du désert comme le montre la carte satellite..

Un groupe de français réalise un rallye en R5,  leur site  http://supercinqraid.com/ mais malheureusement pas question de passer la soirée et la nuit au même hôtel. Il est plein. ; Dommage.. la tombée de la nuit tombe dans une heure et je dois trouver un hébergement.. c’est comme çà que je me suis retrouvé à Amouguer..chez Mohamed.



.. une route ..en solitaire dans un cadre spectaculaire..

Un bref retour sur la journée..une route seule avec peu de voitures.. et un magnifique spectacle.. Pour Google , la route n’existe même pas.et il faut partager la fine bande d’asphalte..

et pourtant il y a le village de Tikajouine

Puis c’est le village rouge d’Aghbala. Les motos sont des triporteurs importés de Chine qui sont assez peu cher. Ils ont l’immense avantage d’avoir une marche arrière.  Et de stationner devant le Café Hard Rock..
et puis un petit passage en altitude avec un peu de neige à proximité de la route..tandis que les policiers, equipés de BMW 1200 RT veillent.


La route reprend toujours aussi majestueuse avec au loin les crêtes blanches.. et des oued rempli de boues ..et graviers





samedi 18 mars 2017

بربرية كرم الضيافة Généreuse hospitalité berbère

Pour une fois je vais commencer, par la fin de journée. Ma rencontre avec l’hospitalité berbère, illustrée par le comportement généreux de Mohamad, qui n’a rien et donne tout avec largesse. Mon GPS indique l’heure du coucher de soleil, généralement, une heure avant je me mets en demeure de trouver un hébergement. Dans la dernière grande ville, un groupe de français voyageant en rallye ont squatté toutes les chambres. Je croise mon motard espagnol, il ne me reconnaît pas. Je fais demi-tour et tente de le rattraper, mais il continue et comme je n’envisage pas de faire la route dans l’autre sens. Alors je repars. J’ai perdu pas mal de temps dans ces manœuvres, si bien que la nuit tombe quand j’arrive à Amouguer à une soixantaine de kilomètres de la ville la plus proche. Cette commune rurale de 5000 habitants de la province de Midelt, dans la région de Meknès-Tafilalet. Mohamed H.. est tranquillement assis le long de la route au café salon de thé. Je poursuis ma route pour atteindre la fin du village. Dans la nuit, il n’est pas question de poursuivre ma route, 60 kilomètres dans la nuit, trop risquée ..avec les nids de poule, le gravier etc.. sans compter les véhicules sans lumière... Je fais donc demi-tour et me dirige vers l’unique  Café Salon de Thé pour demander à Mohamed, s’il existe un Hotel..sa réponse est « non ». Je lui demande alors s’il connaît quelqu’un qui accepterait de m’héberger. Il me répond d’un oui laconique.. quand je lui demande « où ».. Il me dit tout simplement « chez moi » et continue tranquillement à prendre son thé et discuter avec ses copains. Je m’assois et attend, trop content après cette rude journée de pouvoir enfin me reposer. Puis Mohamed se lève et je le suis à travers un chemin en pente, plutôt cabossé.. Il me faut faire cirer l’embrayage. Ca sent le cramé et le gravier sur le sol ne me permet pas de stabiliser aisément la moto. Enfin, nous arrivons sur une partie plus plate. Mohamad m’indique de prendre une petite porte étroite. J’essaye de lui faire comprendre que la moto est trop large, mais il me signe d’essayer.. Le guidon passe mais pas les saccoches. Il faut reculer. Après plusieurs manipulations, je garerais la moto dans un chemin de terre au-dessus de la maison. A ce moment, un homme vient nous voir et me demande mon passeport, mon numéro de visa.. ici on fait les choses dans les règles et les touristes doivent être enregistrés. Nous redescendons dans la maison de Mohamed. L’eau est économisé au maximum car il faut aller les chercher à dos d’ane. La couche est à même le sol sur des couvertures. Dans un coin, un petit poêle réchauffe l’atmosphère, mais surtout  l’eau dans la théière. Le tirage est excellent, Dehors il fait de plus en plus frais ce qui contribue au bon tirage du poêle. Le corps tremble encore un peu de froid, mais le cœur est au chaud. Mohamed vit seul avec son père, lequel est parti pour deux jours faire les courses au souk du village voisin. Il reviendra demain. Je comprends que son veuvage est récent et c’est pourquoi, Mohamed est revenu au village en mettant de côté ses études.  En dessous de nous,  un ane, celui pour aller chercher de l’eau., un coq et deux poules, une vache et son jeune veau. Tout cela sert à nourrir la famille, les sœurs qui vivent ailleurs.  Mohamed nous prépare un tajine auquel je contribue en donnant les quelques légumes qu’il me reste, du poivron et tomates.. eh oui dans les Hostels, il existe un coin cuisine ou l’on peut faire à manger. Enfin pas d’internet bien sûr, mais Mohamed partage son accès téléphonique.  Il a épuisé son abonnement . Son frére en ville lui recharge, 10 Drh pour un Giga de données. Comme bien sûr, il refuse toute forme de contribution de ma part, j’ai retenu la leçon .. et le lendemain en ville je lui chargerai sa ligne. C’est simple il suffit d’aller chez un opérateur et de demander de créditer le compte. Tout çà se fait en ligne..
Un énorme merci à Mohamed, qui fait honneur à son pays et à sa région, dont le comportement restera gravé dans ma mémoire comme celui de Mohamad et sa famille en Iran..



vendredi 17 mars 2017

.. une journée riche en émotion.... يوم حافل بالأحداث .. Maroc

Il fait tellement froid que le lever du soleil est l’occasion de partir assez tôt et de rouler un peu avant de prendre un petit déjeuner. Ce sera près de Ouad Ifrane. Une journée physiquement éprouvantes mais combien exaltante et une belle rencontre humaine pour la terminer. Plus de 9 heures de selle dont 6 de route pour m’arrêter à la tombée de la nuit..
Je ne le sais pas encore mais la journée sera longue entre 1200 et 2438 mètres d’altitude. Plus de 5152 metres de dénivelé à la montée et à peu prés autant à la descente. 
J’ai évité de prendre la nationale N 503 pour prendre une route plus directe. ..Les  paysages sont super.. Pas unevoiture..

 Il me faut aussi partager la bande asphaltée 

Au bout d’une bonne heure de pistes, j’arrive dans le petit village de TIKAJOUINE ou je serais bien accueilli par les villageois curieux de voir ce touriste « égaré ».