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mercredi 13 février 2019

.. Hostel Haut de Gamme..à Panama

Cela fera trois semaines demain que nous sommes arrivés à Panama et les motos ne sont toujours pas arrivées en Colombie. Je m'en veux un peu car j'ai fait un mauvais choix.

 Mon buddy américain s'étant fait voler sa carte de crédit, il était prévu qu'elle arrive sous peu à l'Hostel Selina mais elle n'y arrivera jamais et l'option proposée par mon buddy fauché de travailler sur un bateau, lui comme capitaine et moi comme cuistot n'aboutira jamais. Toutes les solutions alternatives échoueront les unes après les autres tandis que Patrick, le Buddy Australien aura chargé sa moto sur un bateau et arrivera à Carthagena en Colombie quelques jours plus tard.

Pour revenir à Panama ,j'ai vraiment été séduit par l'hostel Selina Casco Viejo à tel point que j'en ai fait un élogieux commentaire sur Tripadvisor, en lui donnant la note maximum .. ce que je n'avais fait que très rarement fait jusqu'à présent.. voici in extenso mon commentaire..


Avec une piscine sur la terrasse, une vue sur la baie et la skyline de Panama, Selina fait exploser l image de l’Hostel .. pour se comparer aux prestations de prestige des grands hôtels .. chambres avec air conditionné, deux ascenseurs (qui marchent) , une cuisine bien équipée, une salle de lecture, une salle de jeu, un bar, une salle de cinéma ,une longue table équipée façon bibliothèque pour le coin informatique, un accès gardé 24 sur 24 et un parking privé voisin pour les motos , J’en ai pas testé le restaurant ni le bar .. Du haut de gamme avec le prix d un hostel.

La cuisine est bien organisée et il y a même un livre de cuisine du Docteur Oetker. Mes buddies me proposent de m'aider .. sitôt dit .. sitôt fait .. découpe des tomates en petits carrés pour une salade de tomates, de poivrons et œufs durs.. il fait chaud et c'est frais .. Oeuf et Bacon pour demain matin..ainsi que des pommes de terre sautées au Curry. demain 

Avec Robert, on se met en quête de suivre son idée.. à savoir se faire embarquer sur un bateau ...et l'on prend la Direction du port de Plaisance.. mais ce sera sans succès. Il existe peut être une alternative via des transporteurs locaux ..mais là aussi ..choux blanc..


Au loin un pont ..le pont des Amériques .;Dès que l’on sort de la ville on ne peut pas ne pas voir ce pont à l architecture si caractéristique. On y pense pas à priori mais c’est le pont qui unit l Amérique du Nord et celle du Sud depuis que Ferdinand de Lesseps a fait valider l’idée de construire le canal de Panama que ce pont enjambe



.. le groupe se reforme à la frontière Costa Rica - Panama

Ici, pour ce dernier jour au Costa Rica avant de rejoindre Panama,  on est dans le domaine de la culture de la canne à sucre.et ca se voit . Les décors sont verts à l'exception des champs dont la canne à sucre a récemment été coupé. Le groupe s'est donné rendez vous à la frontière ou je retrouve mes deux "Buddies". Les pays changent mais les procédures restent analogues...toujours autant de photocopies.. douanes assurances police contrôle immigration.. et l'assurance.. cela sera juste un peu moins long.. un peu plus de deux heures quand même..
C'est reparti ...en route je rencontre un cycliste mexicain, le premier des nombreux pèlerins qui se rendent aux journées mondiales de la jeunesse où le pape est attendu.. ce sera le chaos le plus complet en terme de circulation. Dans les faubourgs de Panama, nous trouverons un hotel assez miteux avec trois lits et une cour intérieure pour garer les motos..





mardi 12 février 2019

.. Breakfast in Costa Rica....( inspired by Supertramp..)

La frontière passée, nous nous enfonçons au Costa Rica. Toujours plein de verdure, mais une chaleur plus soutenue au point qu'il sera difficile de dormir. Patrick est sorti pour dormir par terre. Au petit matin, je l'ai aidé à sortir son matelas pour s'installer dehors. Petit déjeuner copieux avec les provisions que nous avions acheté hier soir. 

Une cuisine aux équipements assez rustique, le filtre à café est une chaussette...mais cela ne nous empêche pas de prendre un excellent petit déjeuner. A la façon de ma fille, Joanne, qui cite un album dans chacun de ces post  je vais reprendre le Titre de Supertramp en le modifiant un peu "Breakfast in Costa Rica" .. et de quoi vous inspirer , vous pouvez contempler les superbes photos des graphitis, streets arts et native arts qu'elle a pris sur les murs de Seward en Alaska 
https://wheelsonroadholes.com/destinations/native-tales-murals-seward-alaska/

L'équipe se met en route ..à intervalles réguliers. je n'y avais plus pensé mais mon GPS est out. On en revient au procédé d'antan. Le problème étant qu'en moto, on ne peut pas regarder la carte aussi souvent .. et bien sûr dans ce cas, on loupe et dépasse largement l'intersection. la même aventure arrivera à Robert et Patrick, tous les deux un peu moins rapide sur leur 650, cylindrée de moitié inférieure à la mienne. Lors de nos 14000 kilométres avec Joanne, nous avons eu l'occasion de roder la procédure. 4 minutes pour rattraper chaque minute de décalage. En gros si je pars 10 minutes aprés il me faut 40 minutes pour les rattraper. Cette façon de rouler permet à chacun d'être indépendant et de rouler à son rythme. Comme ils sont un peu plus rapides que Joanne, j'ai augmenté le ratio de 4 à 6 minutes.. soit une heure .. mais au bout d'une heure .. rien ..Je ne les reverrai plus de la journée .. eux aussi se perdront ..  en fait au lieu de prendre la route du Sud (Costa Rica 622) qui longe la côte .. je suis parti vers San Jose, ( Costa Rica 27) la capitale selon la route indiqué par Maps.me.  Selon les motards que je questionnerai sur l'Etat de la route, c'est de loin la plus spectaculaire.. ( et ce sera vrai) . San José est la capitale à plus de 1400 d'altitude. La température est beaucoup plus supportable voir agréable, ce qui explique que l’agglomération, le Grand San Jose concentre à peu prés le tiers de la population du Costa-Rica. En roulant, une bonne surprise.. celle de trouver un motociste BMW, apparemment pas un concessionnaire, mais un réparateur agrée. De fait j'envisage de changer mes pneus, mais selon lui je peux atteindre Bogota en Colombie où une société " Hermosa" pourra me fournir un train de pneu neuf. A tout hasard, sans réelles convictions, je lui demande s'il a un câble de substitution pour le GPS. La réponse est non bien sûr mais il me dit qu'il peut faire quelque chose. L'un des mécanos démontera le GPS et la bulle. puis dénudera les fils brin par brin , y ajoutera un rallonge, fera des épissures avec les nouveaux câbles, testera les connexions ..les enduira d'un isolant.., puis remontera le tout .. cela aura pris plus de deux heures. J'en ai profité pour réparer ou changer les vis du rétroviseur et recouvrir les poignées .. tout marche .. super pour entamer les deux heures de route sinueuses qui m’emmèneront à plus de 2500 mètres d'altitudes.; dans la brume et la très légére pluie. De temps à autre, des percées permettent de voir la mer de nuage en dessous. magnifique .. mais la nuit tombe..et j'arriverai assez tard à destination.. somme toute assez content de ma journée avec un GPS à nouveau en ordre de marche. Ma casquette d'Alaska, offerte par Joanne, sera perdue ..je la retrouverai en faisant le tour à pied.. mais dans l'intervalle un chien aura fait ses dents dessus . elle sera donc à moitié déchiqueté quand je la perdrais définitivement deux jours plus tard..











samedi 9 février 2019

.. Les longs passages aux services frontaliers.. ( en dépit d'une union douanière affichée)

En Amérique Centrale, le passage des frontières est toujours une aventure, nonobstant la notion d’union douanière qui s’affiche sur tous les panneaux frontaliers.  Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris comment cela fonctionne, du moins pour les personnes physiques, car les locaux attendent autant que nous dans les mêmes files et souvent leur affaires personnelles font l’objet de scan et de vérifications physiques.. ce  quoi nous avons échappé jusqu’à présent. Tout le monde demande des photocopies du passeport avec le tampon du pays, de la carte grise du véhicule.. rarement du permis de conduire.. mais j’ai cru comprendre qu’au Mexique, le permis de conduire n’est qu’une formalité administrative, il vous suffit de payer  une .. ( je n’ai pas réussi à comprendre quoi exactement ..mais cela veut dire que le permis s’achéte).  A chaque douane, nous demandons si c’est fini ..la réponse est oui .. on se dirige donc vers la sortie .. mais là un nouveau contrôle .. il nous manque un papier, une assurance, une déclaration en douane.. en fait lorsqu’un préposé vous répond oui .. c’est oui en ce qui le concerne .  En pratique la première photo a été prise à 12h43 .. et celle du dernier contrôle à 15h53.. c’est dire qu’il nous aura fallu plus de 3h10 pour quitter le Nicaragua et entrer au Costa Rica… Le comble étant qu’il ne vous reste aucun papier à la fin. Toutes ces photocopies, ces coups de tampons que vous avez du mal à obtenir .... .. etc .. il ne vous reste plus rien car tout est récupéré lors du dernier contrôle, c’est le moyen ultime de voir que vous avez tout fait . Il ne reste que les photos .. et encore j’ai eu de la chance car Robert et Patrick parlent espagnol, ce qui m’évite des difficultés supplémentaires de compréhension  en l’absence de Joanne …à trois cela nous donne le temps de plaisanter dans le " Corredor Fronterizo Refuge"







.. San Juan del Sur.. l'occasion de quelques photos de coucher de soleil

Je continue à rattraper mon retard.. La moto a été chargé dans le container en direction de la Colombie que nous avons rejoint par avion. Il nous reste deux jours à attendre pour prendre livraison de la moto .. c'est donc l'occasion de poursuivre la narration de ce voyage là où nous l'avions laissé au Nicaragua à coté de San Juan Del Sur..

Aprés la glissage décrite, dans un des post précedents, le pare brise est de travers, tout est de guingois, j’ai l’impression de rouler en crabe, mais il me faut sortir de la route en terre battue pour rejoindre la route asphaltée, c’est ma première urgence. 

Heureusement la ville de  Saint Juan del Sur est à moins d’une dizaine de kilomètres.  La plage est immense mais faire le tour de la ville en moto est rapide. Le temps de repérer deux motos garées en face de L’Hostel Pacha Manna. Deux Kawasaki 650 KLR, entourée de fil blindé et de gros cadenas, pas de quoi vous rassurer sur la sécurité de l’endroit mais il y a encore un lit disponible mais necessité fait loi, je ne me vois pas rouler le reste du voyage avec le pare-brise tordu.  Le soleil darde fort.. peu de vent ..la chaleur est pesante, donc c’est décidé je m’arrête et profite un peu de l’air frais à l’ombre dans la cour de l’Hostel. Un couple de canadien rencontré à Managua a mentionné le marché de San Juan, et c’est aujourd’hui précisément le jour du marché, l’occasion d’aller faire un tour en ville et de découvrir la brasserie locale. La ville tourne au ralenti. Le marché couvert est relativement petit et un peu décevant par rapport à la publicité que j’en avais eu. La partie la plus vaste est celle dédiée à la restauration.  Par contre la brasserie est une vraie surprise, une bonne bière « Heffeweisen » et de très appétissants tacos.  Décidemment il fait trop chaud et le mieux est de revenir faire la sieste à l’Hostel au frais dans la chambre. C’est là que je rencontre Robert l’Américain de Seattle et Patrick, l’Australien de Melbourne. L’un de mes deux nouveaux buddies  s’est fait voler son téléphone et sa carte bancaire alors qu’il faisait la sieste sur la plage.  Il lui faut téléphoner faire opposition, un peu galère quand on a plus de téléphone et un samedi de surcroit. Non seulement il faut faire opposition mais aussi en commander une nouvelle auprès de votre banque et surtout trouver un moyen de récupérer la nouvelle. 

San Juan del Sur est une station balnéaire avec une plage assez étendue, plutôt agréable et pas trop envahie. L’occasion de sortir l’appareil photo à longue focale et faire quelques prises de vue du coucher du soleil .. et plus amusant  d’observer le culte du selfie…











en prime un résumé photo.. 



jeudi 7 février 2019

.. une glissade sans gravité.. sauf pour le cable du GPS..

Un départ difficile. J’ai voulu aller voir le  spot de surf, histoire de le comparer avec celui d’Imsouane au Maroc. Cela n’a pas été une bonne initiative. La pente est forte et pleine de graviers.. La montée ca va encore .. mais à la descente.. glissade.. rien de grave .. sauf que le pare brise est de travers..la barre de maintien est tordue.. mais plus grave, bien que je ne m’en soit pas rendu compte tout de suite ..le câble du GPS a été sectionné..


C'est l'occasion de quitter mon paradis de surfeur ..mais de faire une halte à quelques kilométres de la dans la ville de Juan del Sur.
A l'hostel je retrouverais deux motards.. Robert, Americain de Seatle et Patrick, Australien de Melbourne qui voyagent tous deux sur Kawasaki 650 KLR .. et aussi de m'arrêter dans une brasserie locale avec une trés bonne bière locale et de bons tacos.
Une plage où Robert s'est imprudemment endormi.. et s'est fait voler son téléphone et sa carte de crédit... le pire pour un voyageur .. ( sauf l'accident bien sûr) 





Le triporteur local est remarquablement maniable..



.. pour changer une route en terre battue .. vers un décor pour surfeurs fétards..


J’ai choisi un Hostel un peu à l’écart ce qui m’amène à prendre une route en terre battue sur une quarantaine de kilomètres mais plutôt  agréable car les arbres font un peu d’ombre. En fait le spot est trés apprécié des surfeurs.  L'ambiance est bonne, la piscine grande..les prix de la chambre sont corrects.. mais le prix des boissons est trois fois celui que l'on paye ailleurs. Un endroit idéal pour les surfeurs fêtards mais pas trop pour moi malgré le décors idyllique.