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vendredi 9 octobre 2015

... Uberisation à l'Iranienne.. une conduite difficile ..mais aussi pollution..sans oublier IKIA.. ( à ne pas confondre avec l'enseigne Suédoise)

Avec près de 14 millions d’habitants, l’agglomération de Téhéran est légèrement plus peuplée que celle du « Futur  Grand Paris ». Le métro est de création récente et la ville bat toujours des records de pollution, dus pour près des 2/3 aux gaz d’échappement. Même s’il parait plus récent que dans le reste du pays, le parc automobile est vieillissant. (Plus de 20 d’âge en moyenne). Les différents embargos ont pesé sur son évolution et son entretien. On observe certains véhicules cracher leur fumée noire. Les avenues sont larges telles de quasi autoroutes urbaines. Enfin lorsque l’on se promène au petit matin, des odeurs remontent. La collecte des eaux usées ne présente qu’un dixième de l’évacuation, le reste se repartie entre des puits, des fosses septiques .autant dire que le problème du traitement de l’eau mais aussi de son approvisionnement est ici crucial. Le projet de construction des égouts s’étale sur les 15 prochaines années. Cela explique les odeurs des petits matins..
Circuler dans Téhéran est loin d’être simple, c’est un peu comme Paris et sa Banlieue.. autant dire que beaucoup d’Iranien s’arrête pour consulter la carte sur leur smartphone. C’est le cas de ce jeune motard iranien, qui m’aide à trouver un hébergement à moins de 140 USD la nuit. Je lui explique qu’étant parti pour plusieurs mois, je ne peux consacrer un tel budget quotidien à l’hébergement, d’autant que j’utilise peu les « facilities » d’un hôtel puisque je me contente d’aller dans la chambre, prendre une douche, un lit et de repartir à l’aube. Apparemment le concept d’Hostel, pas plus que le camping n’existe ici. Il y a bien sûr de luxueux Hôtels ou « Lodging House » plus basique prés des mosquées qui sont pleins. C’est du moins ce que l’on vous laisse entendre sachant que personne ou presque ne parle anglais. Sinon l'accueil, notamment dans les stations services est toujours aussi chaleureux.
Pour changer mes USD en monnaie locale, l’occasion d’aller faire un tour à l’Aéroport International..( IKIA) attention ne confondre avec la grande enseigne suédoise.. il s’agit de Aéroport international Imam Khomeini (c’est l’inverse en anglais Imam Khomeini International Airport).

Ca y est j'ai changé ..Je suis multimillionnaire ..plus de 6 millions.

Devant l’inflation des chiffres, les iraniens ont divisé les montants par 10. Le Rial devient alors le Toman..ce qui conduit à une certaine confusion parfois.
La circulation est par contre parmi les plus dangereuses que j’ai eu à pratiquer dans divers pays du monde. Ici, la pratique du « car sharing » est courante. C’est de l’UBER sans le mobile, la relation entre utilisateurs et chauffeurs est des plus simples. Le passager est sur le bord de la route. Il fait signe aux voitures qui passent. Un chauffeur s’arrête. Un prix se négocie entre le chauffeur et le passager. Le problème intervient après lorsque le deal n’est pas conclu. Le passager se relève. C’est le signe que le deal n’est pas conclu, mais c’est surtout le signe d’une opportunité pour un chauffeur. Ok tout çà, c’est très intéressant, mais en quoi cela concerne t il ton voyage ? De façon assez simple. L’action se passe sur la voie de droite, imaginez que vous roulez tranquillement sur la voie centrale de façon à éviter les arrêts inopinés des candidats chauffeurs. Sur votre gauche, une voiture est en train de vous doubler, puis subitement s’avise qu’elle pourrait prendre un passager. Sans bien sûr manifester son attention, puisque le chauffeur tient dans sa main droite son téléphone, de l’autre il tient le volant.. il n’a donc plus aucun moyen de mettre son clignotant. Il vous fait une violente queue de poisson. Il vous reste à freiner brutalement. . Bien que Teheran, soit à plus de 1000 m, il fait chaud. Vous êtes tendu. Lorsque que cet exercice vous arrive plusieurs fois, vous finissez par vous retrouver au tapis une première fois. Ensuite, vous êtes arrêté à feu rouge en prenant la précaution de laisser un espace avec la voiture qui précède.  Cet espace est tentant pour un conducteur qui essaye de se faufiler entre vous et la voiture qui précède. Le problème est qu’il a sous estimé la largeur de mes sacoches en aluminium. Il me heurte sèchement  et me fait tomber au tapis pour la seconde fois de la journée avec des conséquences plus durables. J’ai bien entendu comme un petit bruit de craquement au pied. Cela me fait mal comme un mauvais bleu. La nuit suivante, en me levant pour un besoin naturel, je l’apprendrais à mes dépens. En m’appuyant sur le pied, la douleur est si violente que je perds mon équilibre et je me retrouve par terre. Rouzbieh , le jeune médecin qui m’a examiné diagnostiquera une fêlure de l’ os métacarpien. Pas question de plâtrer et encore moins de passer une radio car cela risque d’être compliqué. Mon chauffard est parti. Donc compliqué pour l’assurance et comme je suis sur le point de rejoindre mon co-équipier à moins de 380 kilometres, je ne souhaite pas me mettre en retard. C’est sans compter sur l’obtention du visa Turkmene ..mais çà c’est une histoire pour demain..





mardi 6 octobre 2015

.. En route vers la Capitale.. Teheran

Aujourd'hui prés de 500 kilométres sans GPS, avec la Boussole et la carte ..à l'ancienne..Sur la route un petit arrêt technique pour resserrer l'écrou du rétroviseur. Le succès ne se dément pas. L'accueil est à la fois animé par la curiosité mais aussi un sincère désir de montrer un autre visage de l'Iran.
La route est assez encaissée et le trafic est limité aux camions.. la région est assez désertique..
Le niveau d'essence baisse et aucune pompe en vue. La région est assez déserte... Je ralentis et roule à l'économie. Je croise un jeune en mobylette qui semble habiter dans un petit village voisin. Après l’avoir rattrapé, il faut lui faire comprendre par geste qu’il me faut me ravitailler. Il comprend et m’invite à le suivre dans les dédales de ruelles en terre battue et de nid de poule de son village. Ici l’essence est vendue sous forme de bouteille en plastique. En principe, je dois pouvoir faire une soixante de kilomètres. Rapidement la moto est entourée et plein de questions. La conversation est par geste ou par croquis. Grande effusion lors du départ, ou je suis accompagné en convoi..
Finalement, je repars pour atteindre sans encombre la prochaine ville Zanjan ou je visite la Mosquée.. Jusque là, pas d'étonnement particulier ..rien que du classique si je puis dire..

par contre, la rencontre avec une affiche de propagande est assez dure..je vous laisse à la lecture ..même sans comprendre le Parsi, l'affiche est éloquente..

Ma moto est garée devant la mosquée. Aussi étonnant que cela paraisse, aucune trace de la propagande que je viens de découvrir dans l’accueil que m’offre les commerçants. Ils m’offrent du thé et des petits gâteaux et signent my guest book.  Il est temps de repartir vers Téhéran après ce léger traumatisme..
Il est temps de repartir vers Téhéran après ce léger traumatisme.. sur la route. La fatigue, la faim et la soif se font sentir. Je m’arrête dans un petit restaurant. Le propriétaire refusera de me faire payer le sandwich Kebab que je lui ai commandé.






Merci aux Jeunes qui m'ont aidé à trouver de l'essence

C'était au Nord Ouest de ZANJAN.. plus de 150 Kilomètres sans pompe.. Deux jeunes en mobylettes m'ont guidé jusqu'à leur village.. C'est clair  c'était l'attraction du moment..
Les deux guides.. des moments sincéres forts et complices  malgré la barrière de la langue..

   

.. Bazaar de Tabriz .. déjà Marco Polo y traînait ses guêtres..



L'arrivée sur Tabriz est un peu déroutante.. Un avion en pleine ville à la gloire des pilotes iraniens de la guerre avec l’Iraq mais aussi des deux roues ou le port du casque n'est guère obligatoire. Un vrai succès de curiosité. L’accueil reste toujours aussi chaleureux. Il fait plus de 40 degrés et des fenêtres de voiture se baissent pour m’offrir des bouteilles d’eau.
Spectacle impressionnant, l’arrivée sur Tabriz surplombe la ville en contrebas à quelques mètres.
Je ne savais pas en le visitant.. Juste l’intuition. Tabriz recèle l’un des plus grands bazars du monde, classé il y a quelques années au patrimoine mondial de l’Unesco. Il le mérite amplement même si l’on y rencontre beaucoup moins de touristes qu’à Luang Prabang. Pour les femmes iraniennes, le choix de la couleur est simple. c'est noir .. mais il y a les variations sur les tissages


L’atmosphère est celle d’un vrai bazar tel que vous pouvez l’imaginer. Il y a des immenses pièces voûtées où s’entassent pelle mêle des tissus, des chariots, des cartons. 


Nous sommes en plein dans la route de la soie, puisque, selon les experts,  Tabriz a connu Marco Polo et n’a cessé de se développer pendant 6 siècles. Cela se sent lorsque l’on le visite même s’il n’y a pas de plaques commémoratives.


Après il y a les aléas avec les ottomans, mais aussi plus récemment avec un rôle majeur dans la révolution islamique. C’est ici qu’a eu lieu la plus grande manifestation. Et ça sent encore lors de la visite de la ville, même si l’accueil du touriste que je suis, est toujours aussi chaleureux.

Pour internet.. silence radio.. ce qui explique le retard de publication..


lundi 5 octobre 2015

.. Road to Persia..

Le phare est devenu un véritable garde manger. « Busy bee » se régale même quand je commence à nettoyer la moto.
Christopher et Alex, deux jeunes motards allemands émergent. Ils ont entrepris le circuit en sens inverse du notre. Lors du petit déjeuner, échange de bons procédés, nous troquons nos cartes de Turquie et d’Iran ainsi que le change de nos devises respectives. Tout un art, lors de chaque sortie de territoire, il convient en effet de liquider sa monnaie locale. Le plus simple étant de faire le plein, mais ce n’est pas toujours possible. C’était le cas hier soir. Changer suffisamment mais pas trop. Une vraie gestion budgétaire. Il faut calculer les dépenses d’essence et d’hébergement qui sont de loin les majeurs postes budgétaires. Sur leur site Road to Persia. »www.roadtopersia.com », Alex et Christopher évoquent leur périple mais apparemment ils ont eu quelques difficultés de publication. L’accès Internet est très irrégulier. Alex est un pro du code.. tout est écrit sur son Tee Shirt. 
Il possède également une GS.. c'est l'occasion de s'échanger quelques infos, notamment la remise à zéro des compteurs journaliers.  Cela parait un Gadget, mais cela permet d'une part d'avoir un compteur quotidien et d'autre part remettre à Zéro lors de chaque plein d'essence.  En croisière sans excès,  l'autonomie est de 450 km. 150 Kilométres sans pompe, c’est assez fréquent, cela veut dire qu’il convient de gérer au mieux le réapprovisionnement. En Iran, l'essence est bon marché Elle ne coûte que  10.000 Rials le Litre, le chiffre est élevé. Les pompistes ont des liasses de billets plein les mains.

Les cartes habituelles ne fonctionnent pas ici.. à nouveau à cause de l’embargo. Seules les cartes locales fonctionnent. Il convient donc d’avoir du cash car même le USD n’est pas accepté chez les pompistes. Il est deux heures de l’après midi.. il fait faim. L’occasion de s’arrêter au bord de la route dans un petit resto avec des routiers turques et iraniens. Inutile de consulter la carte, que je ne sais pas déchiffrer ce sera la même chose que mon voisin. Des morceaux de viande braisée avec des rondelles de tomates..Prix 80 000 Rials ( pour vous mettre dans l’ambiance je vous laisse faire le compte)


A tout à l'heure..





samedi 3 octobre 2015

Azerbaijan .. Une hospitalité quasi irréelle qui estompe six heures de galères..

Une fois la frontière passée, les galères volent en escadrille. Tout d’abord le GPS ne fonctionne plus car les cartes ne couvrent que l’Europe donc pas l’Iran. L’écran du GPS est monocolore sans aucune route. La navigation est donc à vue, mais de nuit la navigation à vue ce n’est pas terrible. Je ne peux même pas compter sur une voiture dont j’emprunterai la trace. Le parc automobile est ancien et apparemment le contrôle technique n’est pas en vigueur. Beaucoup de voitures n’ont pas de feux arrière. Le parc automobile date essentiellement de la Révolution Islamique de 1979. Les sanctions économiques se sont enchaînées avec comme point d’orgue l’embargo pour stopper la course au nucléaire. La conséquence est claire pour le parc automobile.. peu ou pas de pièces détachées Ajouté à cela que la sécurité routière a placé de nombreux ralentisseurs. Pour les 20 kilomètres, il me faudra  plus d’une heure en combinant la carte sauvegardée sur Google, la boussole et le choix des bonnes intersections, notamment à Kemesh Tappeh ( çà c’est pour vous mettre dans l’ambiance des mots) . La route est en mauvaise état. L’éclairage est aléatoire donc difficile de se repérer. Enfin tout est écrit en parsi. Il est plus de minuit quand j’arrive à Maku. 


La ville est répartie autour de la rue principale avec des habitations de chaque coté. Je traverse la ville une première fois, puis revient en arrière tout est écrit en parsi. Les seules illuminations sont celles des immenses guirlandes aux couleurs iraniennes qui descendent de la montagne. J’ai fait l’aller et retour .. mais choux blanc.c.pas d’hôtel ni de panneaux lumineux visible de la route. J’avise une petite échoppe encore ouverte à minuit et demi. Je suis las et trempé de sueur. Le jeune commerçant ne parle pas anglais. .mais comprend le mot Hôtel.. Et là se passe une chose fantastique qui effacent toutes les galères de ces dernières heures. Le jeune commerçant est en train de rentrer ses packs de boisson. Il me voit, je dois avoir l’air las et épuisé. Il me propose un coca. Je lui fais comprendre que je viens de passer la frontière et que je n’ai pas eu le temps de changer de l’argent. Il ne parle pas anglais mais il a compris que je ne peux donc le payer. En plus je ne suis guère un buveur de coca. Il me tend une grande bouteille d’eau. Je m’assois à sa table. Nous échangeons dans la mesure du possible. Je comprends qu’il est fier de son pays mais qu’il veut donner une bonne image de son peuple, qui diverge de celle véhiculée par la propagande officielle. Il est musulman et se doit d’aider celui qui a soif. Autant vous dire qu’en quelques minutes, les galères de ces 6 dernières heures sont effacées. Cette hospitalité et cette chaleur humaine me suivra bien au-delà de l’Azerbaijan.
Je commence à me familiariser avec la monnaie iranienne.. la nuit coute 700 000 rials.. ( 1 USD c’est 30.000 Rials) Faites les comptes .. Bonne Nuit..







vendredi 2 octobre 2015

Le Mont ARARAT sur les traces de Noe et de Marco Polo .. sans oublier Alexandre le Grand..

La route pour l’Iran, Maku passe par Dogubayazit, au pied du Mont Ararat, sommet le plus élevé de la Turquie qui culmine à plus de 5000 mètres. En fait, il s’agit d’un volcan recouvert de neige éternelle. C’est un village turc mais habité par des Kurdes, dans un triangle qui comprend aussi l'Iran et l'Arménie. Chaque communauté lui attribue son nom mais la montagne est surtout célèbre par sa référence biblique à Noé . Je vous renvoie à la lecture de plusieurs chapitres de l’ancien testament. Pour faire bref et pour ceux qui n’ont guère le temps de se plonger dans une telle lecture, il vous est expliqué que le tout puissant, peu satisfait des résultats de son œuvre, décida de la repasser au conformateur. Le vieux Noé,( 600 ans quand même) lui apparaissait comme plus intègre que les autres, il fut choisi avec sa femme, ses trois enfants et leurs épouses avant que le tout puissant amène le déluge pendant 40 jours. Noé a eu pour mission de choisir un couple de chaque espèce vivante et les mettre à l’abri. Après le déluge, l'arche jeta son ancre  sur les monts d'Ararat. Depuis lors  moultes voyageurs, dont Marco Polo, évoque l’arche et la calotte glaciaire ou l’arche se serait échoué..

Nombreux sont ceux qui ont grimpé et aujourd’hui des treks, surtout à partir d’Erevan en Armenie,  y traînent leur guêtre. Réputé fief du PKK, la région et certains édifices même classée au patrimoine mondial de l’Unesco  restent sensible avec des militaires, des barbelés et des miradors.
Finalement, le site est assez bien placé mais trop touristique à mon gout, avec les prix ad-hoc. Je continue ma route en Direction de la Frontière..


ici l'eau est précieuse ..
Maintenant, nous sommes habitués à des contrôles de sureté dans les aéroports ou les lieux sensibles,  nous connaissons les règles avec la présentation de notre carte d'embarquement à l’agent de sûreté. Le passage sous le portique de contrôle permet la détection de masses métalliques, pour vérifier l'absence d'objets potentiellement dangereux.. tout çà nous est familier et l’on peut estimer le temps de passage de la frontière. Ici c’est l’inconnue.  Tout d’abord, il y a une longue queue de camion.. Je m’y enfile.. arrivée à la grille, les routiers m’expliquent que pour les touristes c’est à coté.. impossible de franchir la grille. Il faut revenir en arrière. J’entre dans une zone démilitarisée. Aucune personne en vue. Finalement, un douanier turque me fait comprendre qu’il me faut attendre devant une baraque. La lumière est éteinte. Pour les douaniers c’est l’heure du repas. Avec un couple d’Iranien, nous attendrons plus d’heure le retour de ces messieurs.. Ca laisse le temps de prendre des photos.. ( même si d'une manière générale, c'est plutôt interdit) .. Sauf qu'il n'y a personne pour le constater. Il est 20h30 quand je passe la frontière Turque. Les grilles s’ouvrent. Les Iraniens ouvrent les leurs.

Ca commence par le contrôle des bagages, c’est classique mais le plus surprenant est à venir. Le contrôle du passeport et du fameux visa que j’aurai obtenu après deux mois de démarches et d’attente (because Ramadan). Il convient de se rappeler qu’à Paris, j’avais déposé mes empreintes digitales avec un scanner. Ça m’avait pris deux jours .. Ben ici.. rebelote ..mais à l’ancienne. Je dois mettre mes doigts dans l’encre. La Main droite, le pouce droit.. puis la main gauche et le pouce gauche.. mais au cas où .. le préposé retourne la feuille et me demande d’imprimer mes deux mains . L’archaïsme de ce système me parait n’avoir d’égal que son inefficacité en cas de recherche.  Mais bon, il faut en passer par là. Le préposé sent bien le ridicule de la situation, mais il me fait comprendre que c’est la règle. Mes doigts sont tous bleus.. je peux les nettoyer au lavabo me fait comprendre mon interlocuteur.. Oui .. mais ce sera sans savon.. J’essaye de prendre en photo mes doigts pour témoigner du ridicule de ma situation.. Avez-vous essayé de prendre en photo vos deux mains, pas simple ?
Je repars pour les autres contrôles, dont le cahier de passage en douane.. Au total j’aurai vu quatorze préposés avant de repartir à 22h35.. au total un peu moins de 4 heures. .et nous n’étions que 3 personnes à passer dont un couple d’iranien..