C’est la visite de la ville .. tout ici
fonctionne au gaz.. je l’apprendrais à mes dépens
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vendredi 20 novembre 2015
.. Welcome to Bukhara.. un plaisir simple ..
Décontraction complète après les durs moments Turkmènes.
Je me sens bien. Je roule cool. La route est en bon état alors c’est le pied
par rapport aux jours précédents. Après le cauchemar de la police islamique,
les turpitudes de l’administration turkmène, c’est un profond instant de
détente. C’est l’arrivée à BUXORO.. qui se prononce Bukara.. Les odeurs de
Kebab hante et stimule les papilles L’occasion
de s’arrêter dans un Mac Lunch.. Inutile de vous dire que ce n’est pas un
filiale de Mac Do mais l’odeur est sympa. En conversant avec des clients, je
sors le cahier .enfin le guest book.. une ado annote le cahier. Le Cuistot.. un
large sourire aux lèvres s’en empare après que la jeune ado et sa mère l’ait
annoté. Je commande mon repas. Le cahier a disparu, il reviendra une demi-heure
plus tard avec un magnifique dessin.
mercredi 18 novembre 2015
..un taux de croissance de 10%..qui nourrit une mégalomanie ambiante..
Après plus de deux mois de sevrage forcé pour
cause de respect des lois islamiques, il est enfin possible de boire une bière
bien fraîche. Après une aussi longue abstinence, son goût est savoureux au palais,
digne d’une madeleine de Proust.

En dépit de bouquets de paraboles qui couvrent les toits des immeubles, l’information reste sous un contrôle étroit des autorités. Une situation dénoncée par les organisations internationales comme Amnesty International qui place cette ancienne République Soviétique d’un peu plus de 5 millions d’habitants dans les derniers rangs de son classement. Le Turkménistan ambitionne néanmoins d’organiser les jeux olympiques à Askabat. C’est du moins ce que j’avais compris lors de mon passage à l’Exposition Internationale de Milan. Dans un article de mai 2015, le journal Libération ( à lire en cliquant sur ce lien) évoque la mégalomanie ambiante, une mégalomanie à laquelle on n’échappe guère tant les portraits du guide suprême sont omniprésents. Les grandes rues asphaltées des grandes villes contrastent avec l’état misérable des routes en campagne. Mais le sous-sol de ce pays regorge de ressources gazières et pétrolières, parmi les 10 premiers au monde. Les exportations permettent au pays de se hisser au milieu du classement mondial de PIB/habitant ( plus de 7000 USD) mieux classé donc que l’Irak, la Chine ou la Thailande avec un taux de croissance de plus de 10 % depuis plusieurs années, ce qui attire les commerçants du monde entier. Mais dans le même temps, selon les classements internationaux, près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, c’est dire si la répartition est inégale et cela explique la corruption ambiante qui commence dès la frontière ou mon copain Pierre- Marie a du s’acquitter de 120 USD en sus de son visa tandis que je n’en ai acquitté qu’une trentaine. Cela tient peut être au montant de devises déclarées.. Il est temps de quitter le pays. Mon visa de transit de 5 jours est amplement surdimensionné pour les 450 Kilométres que j’ai à parcourir dans un pays qui reste assez vaste avec un peu moins de 500.000 km² ..pas très loin donc de la surface de notre hexagone.
En dépit de bouquets de paraboles qui couvrent les toits des immeubles, l’information reste sous un contrôle étroit des autorités. Une situation dénoncée par les organisations internationales comme Amnesty International qui place cette ancienne République Soviétique d’un peu plus de 5 millions d’habitants dans les derniers rangs de son classement. Le Turkménistan ambitionne néanmoins d’organiser les jeux olympiques à Askabat. C’est du moins ce que j’avais compris lors de mon passage à l’Exposition Internationale de Milan. Dans un article de mai 2015, le journal Libération ( à lire en cliquant sur ce lien) évoque la mégalomanie ambiante, une mégalomanie à laquelle on n’échappe guère tant les portraits du guide suprême sont omniprésents. Les grandes rues asphaltées des grandes villes contrastent avec l’état misérable des routes en campagne. Mais le sous-sol de ce pays regorge de ressources gazières et pétrolières, parmi les 10 premiers au monde. Les exportations permettent au pays de se hisser au milieu du classement mondial de PIB/habitant ( plus de 7000 USD) mieux classé donc que l’Irak, la Chine ou la Thailande avec un taux de croissance de plus de 10 % depuis plusieurs années, ce qui attire les commerçants du monde entier. Mais dans le même temps, selon les classements internationaux, près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, c’est dire si la répartition est inégale et cela explique la corruption ambiante qui commence dès la frontière ou mon copain Pierre- Marie a du s’acquitter de 120 USD en sus de son visa tandis que je n’en ai acquitté qu’une trentaine. Cela tient peut être au montant de devises déclarées.. Il est temps de quitter le pays. Mon visa de transit de 5 jours est amplement surdimensionné pour les 450 Kilométres que j’ai à parcourir dans un pays qui reste assez vaste avec un peu moins de 500.000 km² ..pas très loin donc de la surface de notre hexagone.
A la frontière, la queue des camions est longue et nos
braves fonctionnaires n’arrivent qu’à huit heures. L’accès à la frontière se
fait par une route à péage et comme j’ai peu envie d’apporter ma contribution
touristique et économique, je dormirais avec les routiers. Il me reste pas mal
de Rials iraniens que je n’ai pas pu changer en quittant la Perse. Les
chauffeurs, y compris ceux qui ont des plaques iraniennes me font comprendre qu’ils
n’ont peu d’intérêts pour mon opération. Les douaniers arrivent. Le parking se
remplit de voiture haut de gamme, loin de ce que peut s’offrir un salarié moyen,
loin de nos gabelous. En plus, ils pratiquent le co-voiturage, le changeur au
noir arrive dans la même voiture que le douanier. Le taux de change est moyen,
mais c’est l’occasion de me séparer de mes devises. Jusqu’à présent, j’ai
réussi à solder mes reliquats de devises avant la sortie de chaque pays.. Le
plein d’essence restant le meilleur moyen de solder la petite monnaie..
Les formalités sont vites accomplies.. Je
suis content de quitter le pays.. la barrière est levée.. je passe au ralenti..
et prend une photo souvenir. La route est chaotique mais je me suis réjoui trop
tôt. Après deux cent mètres de tout terrain, de barbelés, de mirador, deux
soldats armés montent la garde et me demande mon passeport.. Je m’exécute.. Il
manque un « peschar » comprendre un tampon.. il me faut retourner à
la case départ, refranchir le tout terrain, les barbelés et corridor pour
obtenir le fameux « peschar ». Averti par radio téléphone, le préposé
absent lorsque je suis passé, exprime son mécontentement. La galère recommence.
Certes il n’était pas à son poste lorsque je suis passé et que j’ai pris la
photo mais je plaide coupable avec pour objectif d’obtenir ce précieux
peschar..
Après un
moment de mauvaise humeur, j’ai le droit au « Peschar » après avoir
inspecté le véhicule. Le temps est venu de rejoindre Samarquand..
mardi 17 novembre 2015
.. 5h02 pour passer la Frontière ..Finie la police islamique, bonjour l’administration Turkméne..
C’est le jour de passer la frontière turkmène
tant espérée. Je quitte Sarakhs assez tôt pour enquiller aussi rapidement que
possible les formalités de la frontière Iranienne. Sans GPS, je loupe la route
en terre battue, mais je suis rapidement mis sur le bon itinéraire par des badauds.
La barrière se lève. Comme les routiers, il me faut faire annoter mon carnet de
passage en douane. Certes, je suis baladé de guichet en guichet et de file d’attente
en file d’attente jusqu’à ce qu’un préposé vienne avec moi pour contrôler le
numéro de châssis, de moteur avec la carte grise et le carnet de passage en
douane. Ca y est. C’est fini cela a été plus rapide que pour l’entrée, je passe
une nouvelle barrière et des barbelés qui séparent l’Iran du Turkménistan. Fini la police islamique, bonjour l’administration
Turkméne.
Après le franchissement d’un no-mans land, c’est
l’arrivée sur un immense parking quasi vide, personne à l’horizon. Bizarre,
compte tenu du planning et des délais imposés par les consulats, j’avais
tendance à penser qu’il y aurait plus de monde. La moto est bien seule sur le
parking. Un fonctionnaire impeccablement vêtu d’un uniforme vert et d’une
casquette aux larges bords qui rappelle celle des parades des officiers russes,
sort de l’immeuble et vient à ma rencontre. Il m’invite à garer la moto puis à
entrer dans une salle d’attente. La longue procédure commence. J’essaye de
prendre des photos cachées ce qui en explique leur piètre qualité. Après plus d’une
demi-heure d’attente, deux hommes arrivent. Ils m’invitent à les suivre. Dans
la salle, ils se présentent. Ce sont des médecins qui opèrent un contrôle
sanitaire. Après m’avoir pris la température tympanique, ils s’inquiètent de
mon état de santé sans pour autant m’ausculter. La visite médicale est
terminée. Le jeune douanier à la belle casquette m’emmène à un caissier pour pour
régler 15 USD de visite. Je passe ensuite dans trois autres bureaux, une fois
pour le passeport du véhicule dont les éléments sont consignés sur un cahier. Je
dois repasser par la case caissier pour quelques USD de plus. Après 3 passages
en caisse, un bureau à l’étage, j’arrive dans un bureau où le douanier est
occupé à jouer sur son téléphone. Il est seul dans le bureau. Il me fait
attendre le temps de terminer sa partie. Je le prends en photo caché. Il
regarde mon passeport et me le rend. C’est tout. Je suis dirigé vers un nouveau
guichet. Le jeune préposé vérifie le dossier qu’il m’a fallu remplir en nommant
un hôtel. De mémoire, j’inscris le même hôtel que celui que j’avais transcrit
dans ma demande de visa. Cela n’inspire guère mon jeune douanier qui cogitera longuement
sur l’Hotel, pourtant choisi dans Booking. Ma crainte est qu’il téléphone.
Derrière moi, la queue s’allonge et personne ne pipe mot. L’un de ses collègues
lui fait signe de me laisser passer. L’attente aura duré une demi-heure et m’aura
couté 35 USD là mon co-équipier, Pierre-Marie, aura, une bonne semaine plus tôt, payé 120 USD en sus
du visa payé au Consulat. Ce n’est malheureusement pas fini. En sortant du
building, je dois passer au contrôle physique du véhicule et à l’inspection de
mes bagages. Cela se passe en deux temps, un officier vient me saluer
aimablement. Il me parle de la France, de ses joueurs de foot célèbres, puis
laisse de très jeunes douaniers (entre 16 et 20 ans maximum) se lançaient dans la fouille d’un véhicule qui
les fascine. De vrais gamins, qui commence à jouer avec mon casque au point qu’il
me faut les traiter comme des enfants.
D’après les horaires de prise de vue des
photos, la première photo à la barrière iranienne a été prise à 8h47 et celle à
la sortie Turkmène à 13h45. Au total, le franchissement de la frontière aura
duré 5h02 minutes..
Enfin libéré..à peine libéré, je prends la
route indiqué par Google Map, route que j’avais pré-chargé la veille au soir.
Je n’ai pas parcouru 20 km, que je suis contrôlé. La route est pourrie et
défoncée telle que me l’avait annoncé Pierre Marie. Sur le premier tronçon
difficile de dépasser le 35 km/heure de moyenne. Des trous, des nids de poules,de
profondes ornières et des barrages routiers. J’essaye de m’appuyer sur le talon
du pied de façon à ne pas réveiller la douleur. Après une heure et demie d’une
telle route, j’observe un gros tas marron au milieu de la piste.. Ce tas a été
placé là de façon intentionnelle. Il s’agit de signaler que le pont est défoncé
et qu’il faut circuler entre les piles. Ubuesques, la digression est totale
entre un poste frontière propre et repeint, des locaux spacieux et modernes et une
telle route aussi défoncée. Tout est pour le show off, le paraître mais dés que
l’on gratte le vernis, c’est navrant. C’est encore plus criant lorsque l’on arrive
dans une ville importante comme Mary ou Turkmenabad avec des routes larges et
bien asphaltées, avec des bâtiments faramineux, décoré et à la peinture et au revêtement
impeccable. Un fort contraste avec la campagne. C’est peut-être l’explication à
la difficulté à obtenir rapidement un visa. Il s’agit de privilégier les touristes
qui arrivent par les airs et les aéroports et ne visitent que les grandes
villes..
.. Sunset over the ancient silk road..
A la sortie du désert, la ville frontière de
Sarakhs abrite plus de 30.000 habitants. Elle est située sur la mythique route
de la soie. Son origine remonte à plus de 2500 ans selon les historiens turkmènes.
Cette ville, détruite à plusieurs reprises, s’enorgueillit
d’avoir hébergé une célèbre école d’architecture. Aujourd’hui il reste peu de
trace de ce passé architectural.. notamment dans l’unique hôtel de la ville.
Ce soir l’hôtel organise une fête, le gérant préfère
que la moto soit à l’abri dans une pièce fermée.
La fête commence .. deux groupes d’hommes
dansent dans une sorte de compétition. La fête est unisexe..
lundi 16 novembre 2015
.. quand les femmes iraniennes manifestent..
Ce qui vient de se passer à Paris, est le
déclic qui incite à reprendre le récit de ce voyage. Poursuivre le dialogue
avec son lecteur, c’est apporter ma pierre à cette lutte contre l’intégrisme le
plus ignare. Montrer qu’il y a des actes de résistance, il y a moyen de lutter
avec les mots de façon positive. C’est une façon de rester debout et montrer
que les mots et les images peuvent être plus forts et plus durables que la
terreur dont l’effet, peut être long, reste néanmoins plus éphémère. Au terme
de ce voyage, certains demandent si j’ai eu peur. La réponse est oui, mais une
peur de comportements irrationnels que ce soit avec les policiers islamiques ou
les milices armées mais il y a aussi de belles rencontres humaines comme ces
femmes en train de manifester à Masshad tandis qu’un homme me prend en photo.. va-t-il
me dénoncer ? A ce moment je n’en sais rien…
Masshad, c’est l’espoir d’avoir enfin mon
visa Turkmène, après les deux mois perdus à Paris, l’attente forcée de 10 jours
à Téhéran et le retrait promis ici à plus de 1000 kilométres. Trouver le
consulat est le premier exercice car le consulat est dans une petite rue et le
GPS est aveugle sans carte. Un iranien, me renseigne. Il évoque avec émotion
son séjour en France près de Lyon où il a fait une partie de ses études. Il s’exprime
dans un excellent français. Je m’approche mais je loupe l’impasse. Il me faut
refaire la boucle. Un piéton patchoun, originaire d’Afghanistan, m’indique l’impasse.
L’humeur et l’accueil bienveillant de l’employé du consulat tranche avec ceux
de ses homologues parisiens et de Téhéran. Le comble étant qu’il me demande la lettre que
j’avais rédigé en français et en anglais à l’attention du consulat parisien.
En route vers la frontière qui, est en
principe ouverte de 8h à 17h. Non seulement le visa a été laborieusement
obtenu, mais les conditions d’entrée sont particulièrement contraignantes. Le
temps n’étant guère compté, c’est l’opportunité de flâner en route. Le pompiste
regarde la moto et en oublie la pompe.. résultat l’essence déborde et le sol
est glissant. Il signe le golden book. Sur la route, un réparateur de mobylette
me donne l’occasion de procéder à quelques réparations et lui aussi annote le
cahier.
Départ pour la ville frontière de Sarakhs, le désert avec quelques
rares habitations La température est plus supportable...
Impression bizarre de se retrouver au milieu
du film de Sergio Leone, il était une fois dans l’ouest. Une ligne de chemin de
fer au milieu du désert, une gare et aucune habitation autour.. je n’ai ni
harmonica, ni revolver.. et Charles Bronson et Henry Fonda ne sont présents que
dans mon imagination..
Les paysages rappellent ceux de l’Ouest américain tant
au niveau des couleurs que des roches, Les seuls véhicules observés sont des
camions citernes qui prennent des auto stoppeurs.
mardi 3 novembre 2015
..en route pur la ville sainte de Mashhad
Pour un latin qui a l’habitude d’exprimer ses émotions
les plus fortes tant par les gestes que par la parole, les adieux sont un peu
frustrants. Je ne peux remercier la famille que verbalement, sans accolade donc
du moins pour les femmes. C’est la loi du genre ici. Ces réflexions alimentaient
mes pensées, lorsque je m’arrête à un poste de police pour un contrôle. Ici
pour dissuader les excès de vitesse ou les conduites dangereuses, les carcasses
des véhicules accidentées sont exposées sur des échafaudages.
Un groupe de trois puissantes voitures s’arrêtent. Il s’agit d’une convention commerciale entre les responsables régionaux d’une filiale du groupe Hitachi. Le patron est un japonais basé dans le golf persique. Avec son directeur Iranien, il m’explique qu’ils partent souvent ensemble faire du tout terrain avec une KTM.
Nous sympathisons. Sur la route, je constate que les carcasses accidentées n’ont eu que peu d’effets sur le comportement des conducteurs qui roulent assez vite jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés par un nouveau contrôle de police. Ils doivent s’acquitter d’une amende. Le tout se finira au restaurant sous l’œil quasi rupestre d’un gardien de la révolution.
Un groupe de trois puissantes voitures s’arrêtent. Il s’agit d’une convention commerciale entre les responsables régionaux d’une filiale du groupe Hitachi. Le patron est un japonais basé dans le golf persique. Avec son directeur Iranien, il m’explique qu’ils partent souvent ensemble faire du tout terrain avec une KTM.
Nous sympathisons. Sur la route, je constate que les carcasses accidentées n’ont eu que peu d’effets sur le comportement des conducteurs qui roulent assez vite jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés par un nouveau contrôle de police. Ils doivent s’acquitter d’une amende. Le tout se finira au restaurant sous l’œil quasi rupestre d’un gardien de la révolution.
C’est le départ pour Mashhad, deuxième ville
d’Iran, mais surtout ville sainte, lieu historique du Chiisme, si bien que c’est
un très important lieu de pèlerinage pour plus de 20 millions de visiteurs par
an. Trop de choses à dire que vous retrouverez sur Internet. Une petit vidéo
permet de visionner cette ville.
Les hôtels, bon marché sont à proximité des
lieux saints. A leur réception, personne ne parle anglais ou ne souhaite
accueillir un impie étranger. Les grands hôtels sont hors de prix (plus de
140USD). J’explique que je ne peux consacrer un tel budget quotidien pour plus
de 3 mois de voyage. Je serai hébergé gracieusement dans un lieu de prière.
lundi 2 novembre 2015
.. Séquence Emotion dans le parc National de Golestan
Au fur et à mesure du récit de ce voyage, je découvre le
plaisir du narrateur, celui de revivre les instants les plus marquants ou
étonnant de ce voyage, mais surtout le plaisir de partager et d’échanger avec
un lecteur, un ami, un proche... Il s’agit de moments forts bien sûr mais motivant
quand il y a des moments de mou. Quelque chose que je voulais coucher sur le
papier avant de repartir vers Mashhad où je dois récupérer mon visa pour le
Turkmenistan. En quittant Jafarabad, c’est l’occasion de découvrir le street’s
art local.. institutionnel..comme vous pouvez le déduire de la mise en valeur du rôle de la femme!!! dans cette société de surveillance..
Rappelez-vous, à Paris, malgré diverses relances je n’ai
pas pu obtenir mon visa plus de deux mois et demi après mes premières démarches.
A Téhéran, cela devait être plus rapide d’après mon interlocuteur parisien. Sur
place la contrainte a été d’attendre plus de onze jours et de reformuler une
nouvelle demande sans tenir compte de ma première demande parisienne. Je ressasse
ces évènements tandis que je traverse le Golestan National Park qui jouxte le
Turmenistan et sa capitale Ashgabat. J’appréhende ce qui pourrait se passer à mon
arrivée à Masshad qui se trouve à plus de 1000 kilomètres de Téhéran. Mais
bon.. nous verrons .. Inch Allah.. Il pleut.. je dois m'arrêter pour m'équiper..
Au milieu du Parc National, le lieu dit de DASHT est
un lieu de culte avec une mosquée et des petits restos en plein air à base de
barbecue et de Kebab. La station-service est la bienvenue car elles sont plutôt
rares avec la crainte de tomber en panne sèche. Alors que je fais le plein, une
femme plus âgée vient vers moi et me fait comprendre qu’elle souhaite faire un
selfie avec la moto. La requête est surprenante. Elle est émue. J’ai du mal à
comprendre. Elle signe le guest book et me donne une photo plastifiée d’un
jeune homme. Ses enfants m’expliqueront qu’il s’agit d’une photo de leur frère qui
s’est tué dans un accident de moto. Leur mère veut honorer sa mémoire en se
faisant photographier près de la moto.
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